« AUTEUR DE L’ARTICLE : Babacar Touré/Kaolack »
Lors d’une déclaration de presse tenue ce dimanche 3 aout à la Préfecture, Latyr Ndiaye, Préfet du département de Kaolack, a présenté ses « sincères regrets » suite à un conflit ouvert avec le Maire de la commune, Serigne Mboup. Cet incident, survenu dimanche 3 août au quartier Ndorong, a mis en lumière des tensions institutionnelles lors d’une activité de reboisement organisée pour la Journée Nationale de l’Arbre.
Selon le Préfet, l’activité – pilotée par une association – avait reçu son accord et celui du Maire dès le samedi 2 août. « Monsieur Mboup a non seulement validé l’initiative à Ndorong, mais a proposé deux autres actions : une plantation de mangroves sur le littoral du Saloum et une cérémonie de remise d’attestation à la Chambre de Commerce », a rappelé M. Ndiaye. Les services des Eaux et Forêts avaient intégré l’événement à leur agenda.
Pourtant, en pleine matinée du samedi, le Secrétaire Général de la Mairie a exigé par téléphone l’annulation de l’activité, invoquant des « relents politiques » sur instruction du Maire. Le Préfet a refusé, arguant de l’engagement formel pris auprès des organisateurs.
Scène tendue devant les médias
Arrivé seul au Collège Bassirou Mbacké – où seuls les agents des Eaux et Forêts étaient présents –, le Préfet a tenté un reboisement symbolique. C’est alors que le Maire a surgi, exigeant l’arrêt immédiat des opérations et une discussion en aparté. « Ce n’était ni le moment ni le lieu », a justifié M. Ndiaye.
Les tensions ont culminé lorsque le Préfet a souhaité s’exprimer devant la presse. « Le Maire s’est interposé physiquement devant moi et les journalistes. Des propos aigre-doux ont été échangés », a-t-il reconnu, qualifiant cet épisode de « regrettable ».
Un mea culpa institutionnel
Devant les médias réunis à la Préfecture, Latyr Ndiaye a insisté sur ses principes :
« Mon éducation et ma formation m’imposent la courtoisie et le respect envers tout citoyen, a fortiori envers les élus investis par le peuple. Je regrette ces échanges, qui n’honorent ni la fonction ni la collaboration nécessaire entre nos institutions. »
L’incident questionne la coordination entre la commune et la préfecture, pourtant cruciale pour des projets d’intérêt général comme le reboisement.










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