Lors de son passage à Touba dimanche dernier, le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao, s’est prononcé sur le fonctionnement de l’état civil sénégalais. En marge de son partenariat avec la Cellule Zone Centre de la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), il a annoncé la tenue prochaine d’assises nationales du secteur, informe »LE SOLEIL DIGITAL ».
Après plusieurs années de service, l’état civil du Sénégal mérite un diagnostic profond, selon Matar Ndao, directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC). Selon lui, tous les acteurs du secteur réclament ces assises nationales. En effet, il a annoncé que des correspondances ont déjà été envoyées pour lancer le processus, en attendant la validation officielle.
Parmi les résultats attendus, le DG de l’ANEC cite en priorité le statut des agents et officiers d’état civil. À l’en croire, au Sénégal, agents comme officiers d’état civil n’ont pas de statut. D’où la nécessité d’encadrer ce secteur pour avoir des personnes ressources de qualité. Il estime aussi qu’il est temps que les religieux intègrent ce secteur important dans la vie des Sénégalais.
En outre, il a cité la loi sur la dématérialisation de l’état qui va permettre à un sénégalais de pouvoir récupérer son acte d’état civil à proximité et là où il le souhaite. Un aspect qui n’est pas, selon lui, pris en compte par le code de la famille actuel qui ne permet qu’à un sénégalais d’avoir son acte d’état civil que là où il est né. «Maintenant avec les distances, les voyages, je pense qu’on doit évoluer afin de pouvoir permettre à un sénégalais d’avoir son acte à proximité ou même directement de façon digitalisée dans son téléphone ou en ordinateur», a-t-il déclaré.
Le passage du directeur de l’ANEC à Touba a été aussi une occasion pour les autorités municipales de lui soumettre les problèmes que rencontre leur état civil. Des difficultés qui tournent autour de l’archivage physique et numérique, formation des agents et harmonisation des enregistrements. Avec ses nombreux centres secondaires, la ville a besoin d’harmoniser ses registres et de former ses agents au logiciel de gestion des faits d’état civil.
Dans le cadre de ses activités de sensibilisation, Matar Ndao a sollicité l’accompagnement de la CJRS Zone Centre. Il propose une séance de travail prochaine avec les responsables pour définir un plan d’action commun.










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