La transition énergétique s’accompagne d’une vague de création d’emplois à l’échelle mondiale. Mais comme pour les capacités installées, l’Afrique ne capte encore qu’une part limitée des retombées liées aux filières du renouvelable, selon les dernières données de l’IRENA.
Le secteur des énergies renouvelables employait 16,6 millions de personnes dans le monde en 2024, selon le rapport « Renewable Energy and Jobs: Annual Review 2025 » publié en ce début d’année 2026 par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), en collaboration avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Ce chiffre, qui inclut les emplois directs et indirects, marque une progression par rapport à 2023, bien que l’Agence précise que cette évolution intègre une révision des estimations liées au secteur des biocarburants en Inde. Elle indique que depuis 2012, le nombre d’emplois mondiaux dans le renouvelable est passé de 7,3 millions à 16,6 millions.
La répartition des emplois par technologie confirme la place dominante du solaire photovoltaïque, qui concentre 7,2 millions d’emplois en 2024. Les biocarburants liquides suivent avec 2,63 millions d’emplois, devant l’hydroélectricité (2,26 millions) et l’éolien (1,9 million). Les emplois dans les autres segments du renouvelable restent d’ampleur limitée. L’IRENA rappelle par ailleurs que ces chiffres sous-estiment probablement l’emploi réel, en raison notamment de la difficulté à analyser les données de l’emploi informel.

À l’échelle du continent africain, le rapport estime à 344 000 le nombre d’emplois qui étaient liés aux énergies renouvelables en 2024, une contribution qui demeure faible au regard des chiffres mondiaux. Il ne propose pas de ventilation exhaustive par pays, mais met en avant certains cas nationaux. En Afrique du Sud par exemple, 86 531 emplois à temps plein sur un an ont été créés, principalement dans la construction, et directement liés au programme Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme (REIPPPP) qui a permis d’attirer des investissements massifs et des projets de renouvelable à grande échelle.
Mais au-delà des volumes d’emploi, l’étude souligne surtout que la transition énergétique mobilise une large diversité de métiers et de compétences, de la fabrication des composants à l’exploitation des centrales. L’IRENA insiste sur le rôle des politiques publiques, des décisions d’investissement et des stratégies de formation pour accompagner durablement la montée en puissance de cette main-d’œuvre dans un contexte de mutation du système énergétique mondial, y compris en Afrique.



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