Dakar – Offrir une seconde chance par l’entrepreneuriat. C’est l’ambition du partenariat scellé entre la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) et l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) dans le cadre du Projet JUS-DER.

La cérémonie de signature de la convention de partenariat a été présidée par Abdoulaye Niane, Délégué général de la DER/FJ, et Cheikh Bâ, président de l’UMS.
L’entrepreneuriat comme levier de réinsertion
Au cœur de cet accord figure l’inclusion économique des personnes ayant connu la détention.
Pour Abdoulaye Niane, « l’entrepreneuriat peut constituer un puissant levier de réinsertion et de prévention de la récidive ». À travers le Projet JUS-DER, l’objectif est de donner aux personnes concernées « les moyens de retrouver leur autonomie et de reconstruire leur avenir grâce à la formation, à l’accompagnement et à l’accès aux opportunités économiques ».
Le Délégué général souligne ainsi que la prise en charge ne doit pas se limiter à la dimension judiciaire. La réinsertion doit également s’appuyer sur des « perspectives concrètes, notamment en matière de formation professionnelle et d’activités génératrices de revenus ».
Justice et entrepreneuriat : une alliance au service de la réinsertion
De son côté, Cheikh Bâ a insisté sur l’importance de rapprocher le monde judiciaire des acteurs de l’économie.
« La lutte contre la récidive passe aussi par la capacité à offrir aux personnes sorties de détention des conditions favorables à leur réintégration sociale et économique », a-t-il déclaré.
Dans le cadre de ce partenariat, l’UMS apporte son expertise du monde judiciaire ainsi que sa connaissance des enjeux liés à la justice. La DER/FJ met, pour sa part, à contribution son expérience en matière de financement, de formation et d’accompagnement entrepreneurial.
Les étudiants en droit également concernés
Le partenariat ne se limite pas aux personnes sorties de détention. Il prévoit également des actions en faveur des étudiants en droit, notamment en matière de formation, d’orientation et d’insertion professionnelle.
L’objectif est de rapprocher les futurs professionnels du droit des réalités du monde judiciaire, mais également de celles du monde de l’entreprise.
À travers le Projet JUS-DER, la DER/FJ et l’UMS entendent ainsi promouvoir le principe de la « seconde chance », en faisant de l’autonomisation économique un outil de reconstruction des parcours et de prévention de la récidive.
« Cette initiative traduit une volonté commune de faire de la coopération entre la justice et l’entrepreneuriat un instrument concret au service de l’inclusion sociale et professionnelle », souligne la DER/FJ.







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