Des investigations sont en cours afin de mieux comprendre les circonstances entourant des cas de maladie respiratoire aiguë sévère, possiblement liés à un hantavirus, signalés à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Les hantavirus, principalement transmis à l’être humain par des rongeurs infectés, font partie des agents pathogènes pouvant provoquer des détresses respiratoires et cardiaques, ainsi que des fièvres hémorragiques.
En l’absence de vaccin comme de médicaments spécifiques contre les hantavirus, les traitements proposés consistent uniquement à soulager les symptômes.
Transmission
Les hantavirus se transmettent généralement à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés, tels que des souris ou des rats, qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection. La plupart des hantavirus sont donc strictement « zoonotiques », à savoir d’origine animale et la transmission s’arrête à l’humain infecté.
« La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols, contaminés par les excreta des animaux infectés (urines, déjections salive), aux cours d’activités en forêt ou dans des locaux proches de la forêt et longtemps inhabités ainsi que lors d’activités dans des zones rurales où les champs et les fermes offrent un habitat favorable pour les rongeurs réservoirs« , indique le site de l’Agence nationale de santé publique française.
La prévention de l’infection consiste essentiellement à limiter les contacts avec les rongeurs, leurs sécrétions et excrétions.
Cependant, comme le souligne le microbiologiste et infectiologue belge Emmanuel André, un type de hantavirus, baptisé « Andes », est bien transmissible d’humain à humain : sa transmission a déjà été documentée lors d’épisodes en Argentine et au Chili. Or, le bateau est parti d’Argentine, où le virus Andes circule dans son réservoir naturel de rongeurs.
Emmanuel Bottieau, infectiologue à l’Institut de Médecine tropicale d’Anvers, songe aussi à ce type de hantavirus, étant donné la trajectoire du navire : « Il y a une catégorie de hantavirus qui est spécifique à l’Amérique latine, et qui a une atteinte pulmonaire. Comme le bateau est parti d’Ushuaïa, donc d’Amérique du Sud, c’est vraisemblablement l’un de ces virus qui est incriminé. Cette espèce-là va affecter non seulement les reins, mais aussi les poumons. On peut imaginer que ces personnes-là se mettent à tousser et à projeter des virus dans l’environnement – ndlr : du bateau – et il peut y avoir une transmission interhumaine.
Emmanuel Bottieau voit deux scénarios possibles : soit des personnes en croisière ou un membre de l’équipage ont été infectés par des rats dans le navire et secondairement, une personne malade a pu en contaminer d’autres, soit une personne s’est contaminée à l’occasion d’une activité dans une zone rurale à terre près d’Ushuaïa et a pu monter à bord avant de tomber malade.
Symptômes
Lorsqu’ils affectent l’être humain, les hantavirus peuvent être responsables d’infections, de gravité variable, parfois mortelles. Les premiers symptômes cliniques sont généralement ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires.
Les deux maladies les plus communes causées par une infection à hantavirus sont « le syndrome pulmonaire à hantavirus » (SPH), que l’on retrouve sur le continent américain, et « la fièvre hémorragique avec syndrome rénal » (FHSR), que l’on retrouve surtout en Europe et en Asie.
Les types de virus que l’on trouve sur le continent américain peuvent ainsi entraîner des complications telles que des œdèmes pulmonaires et des syndromes de détresse respiratoire aiguë.
Selon le site des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), 38% des personnes qui développent des symptômes respiratoires peuvent décéder des suites de la maladie.
Environ 200 cas de syndrome pulmonaire à hantavirus surviennent chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud, selon le site de l’agence de la santé publique du Canada.
Les types d’hantavirus sévissant en Europe et en Asie peuvent être à l’origine de dysfonctionnements rénaux, voire d’une insuffisance rénale aiguë. La létalité varie selon les virus et peut aller jusqu’à 15% des cas, selon l’OFSP.








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