
La coalition au pouvoir affine sa stratégie de communication autour des réformes institutionnelles en cours. Lors d’une conférence de presse, Aminata Touré, figure majeure de la coalition Diomaye-Président, a défendu avec fermeté la démarche adoptée par les autorités, tout en levant le voile sur l’implication directe du pouvoir législatif dans l’élaboration des textes.
Face aux médias, celle que l’on surnomme Mimi Touré a insisté sur l’ancrage profondément participatif du processus engagé par le président Bassirou Diomaye Faye. Selon elle, cette dynamique s’inscrit dans une tradition sénégalaise de dialogue et de recherche de consensus. Elle a notamment rappelé que les Assises de la justice de 2024, suivies du dialogue national sur le système politique en 2025, ont permis de dégager des recommandations largement partagées par les acteurs politiques, la société civile et les forces vives du pays.
Mais au-delà du principe de concertation, Mimi Touré a tenu à apporter une précision politique de taille : le rôle actif joué par des figures clés de l’Assemblée nationale dans la maturation des réformes. Elle a ainsi cité El Malick Ndiaye et Ayib Daffé, affirmant qu’ils ont été impliqués dès les premières étapes, notamment à travers leur participation au comité de relecture.
« Ce n’est pas un travail enfermé dans un bureau », a-t-elle martelé, soulignant que toutes les phases du processus ont été partagées et discutées. Une manière de contrer les critiques évoquant une initiative unilatérale de l’exécutif, en mettant en avant une co-construction assumée entre les différentes institutions.
Sur le fond, quatre réformes majeures structurent cette séquence politique : la révision de la Constitution, la mise en place d’une Cour constitutionnelle, la refonte du Code électoral avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que la réorganisation du cadre juridique des partis politiques.
Pour Mimi Touré, ces chantiers traduisent concrètement les engagements du président Diomaye Faye en matière de transparence électorale, de séparation des pouvoirs et de régulation du financement politique.
Déjà rendus publics, les avant-projets de loi doivent prochainement être examinés en Conseil des ministres avant leur transmission à l’Assemblée nationale. En attendant, l’ancienne cheffe du gouvernement appelle les citoyens, les médias et l’ensemble des acteurs à s’approprier ces réformes qu’elle qualifie de « participatives et consensuelles », estimant qu’elles constituent une étape décisive dans le renforcement de la démocratie sénégalaise.













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