Ce mardi 7 avril marque exactement une semaine depuis la découverte du corps sans vie de l’activiste Vigário Luís BALANTA, à environ 30 kilomètres de la capitale.
Le constat est glaçant : le corps portait des traces de tortures sévères et des impacts de balles. Une semaine plus tard, la question qui hante les rues de Bissau et les réseaux sociaux reste sans réponse : Qui a tué Vigário Balanta ?
Un crime qui ébranle la nation
Les auteurs du crime courent toujours, protégés par un anonymat qui alimente la peur et l’indignation. Cet assassinat est déjà considéré comme l’un des crimes les plus odieux de l’histoire récente de la Guinée-Bissau, choquant une société qui, bien qu’habituée aux tensions politiques, a rarement été témoin d’une telle brutalité envers une figure de la société civile.
Jusqu’à présent, les autorités policières maintiennent un silence absolu. Aucune arrestation n’a été effectuée, aucun suspect n’a été identifié et aucune mise à jour officielle sur l’enquête n’a été communiquée.
Pour l’opinion publique, ce vide informationnel est perçu comme un manque inquiétant de volonté politique pour résoudre l’affaire.
L’ascension d’une voix dérangeante
Vigário Luís BALANTA n’était pas seulement un nom de plus sur l’échiquier politique. C’était un homme aux multiples facettes.
Professeur et musicien, il utilisait l’art et l’éducation comme leviers de sensibilisation.
Il était également un militant infatigable des libertés individuelles et Secrétaire général du Mouvement Révolutionnaire Pó di Terra (MRPT).
Sa notoriété a explosé au début de l’année 2025, lorsqu’il s’est imposé comme l’un des détracteurs les plus virulents du régime d’Umaro Sissoco EMBALÓ.
Suite au coup d’État de novembre dernier, BALANTA n’a pas reculé. Au contraire, il a durci le ton, exigeant sans relâche le retour à la « normalité constitutionnelle » et la publication des résultats des élections interrompues par le soulèvement militaire.
Le prix de l’engagement démocratique
Tout porte à croire que son engagement pour la démocratie lui a coûté la vie à la fin du mois de mars. Ses funérailles, célébrées jeudi dernier à Bissau, ont servi de baromètre au mécontentement populaire.
Des milliers de personnes ont envahi les rues, transformant le deuil en un « acte de révolte collective » contre l’impunité et la violence politique.
« Vigário est mort pour nous, mais sa voix ne sera pas enterrée », scandaient les manifestants lors du cortège funèbre.
Alors que le pays pleure la perte de l’un de ses fils les plus courageux, la Guinée-Bissau se trouve à un carrefour moral. L’élucidation de ce crime est désormais le test ultime pour les institutions de l’État :



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