La Commission européenne a annoncé mardi ouvrir une enquête formelle à l’encontre du géant asiatique de l’e-commerce Shein, notamment pour la vente de produits illégaux, dont des poupées à caractère pédopornographique
L’enquête porte aussi sur la conception « addictive » de Shein et sur un manque de transparence de ses systèmes de recommandation. Elle fait suite à une analyse préliminaire qui n’a pas rassuré l’exécutif européen.
La Commission va mettre en priorité cette enquête approfondie, tout en notant que l’ouverture d’une procédure formelle ne préjuge pas de son issue.
Présent eu Europe via son siège en Irlande
Désormais établi à Singapour, Shein est présent dans l’UE via son siège en Irlande. Le coordinateur irlandais des services numériques (Commission des médias) sera donc associé à l’enquête.
La révélation en novembre dernier de la commercialisation, sur la plateforme de vente de Shein, de poupées sexuelles à caractère pédopornographique et d’autres produits illégaux comme des armes, avait provoqué un scandale, en particulier en France où des actions judiciaires ont été engagées.
« Dans l’UE, les produits illégaux sont interdits, qu’ils se trouvent dans les rayons d’un magasin ou sur une place de marché en ligne« , a souligné Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission en charge de la souveraineté numérique.
« La loi sur les services numériques (DSA) assure la sécurité des acheteurs, protège leur bien-être et leur donne les moyens d’agir en leur fournissant des informations sur les algorithmes avec lesquels ils interagissent. Nous évaluerons si Shein respecte ces règles et assume ses responsabilités.«
Renforcement des outils de détection
Réagissant à cette nouvelle, le groupe Shein a dit prendre « très au sérieux » ses obligations au titre du DSA. « Nous avons toujours pleinement coopéré avec la Commission européenne et continuerons de le faire tout au long de cette procédure« , a déclaré à l’AFP un porte-parole.
Le groupe assure avoir renforcé ses outils de détection de produits illégaux et mis en place des mesures supplémentaires concernant les produits interdits aux mineurs, dont un dispositif de vérification d’âge.
« Nous partageons l’objectif de la Commission consistant à garantir un environnement en ligne sûr et fiable et continuerons à coopérer de manière constructive dans le cadre de cette procédure« , a ajouté le porte-parole.
Après avoir échoué à obtenir une interdiction totale du site, l’État français a demandé à la justice, qui doit se prononcer sur cette requête le 19 mars, de bloquer sa section dédiée aux vendeurs tiers, ou marketplace.
Suite au scandale, le groupe avait bloqué de lui-même en France sa marketplace pendant deux mois. Il l’a rouverte début janvier, après avoir fait le ménage parmi les vendeurs et produits proposés, et mis en place une série de garde-fous.



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