La Coalition JogJotna est montée au créneau ce mercredi à Dakar pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’affectation arbitraire et politisée de Monsieur Babacar Lo Ndiaye à Matam. Lors d’une conférence de presse largement suivie, plusieurs responsables de la coalition, dont Hamidou Thiaw, Djiby Ndiaye et El Hadji Doudou Sow, ont exprimé leur vive inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme une dérive préoccupante de l’administration publique sénégalaise sous le régime Pastef.
Prenant la parole, Babacar Lo Ndiaye, par ailleurs président du Mouvement Fass Jom, n’a pas mâché ses mots. Il affirme être victime d’une pratique qu’il juge contraire aux principes de bonne gouvernance.
« Je prends la parole aujourd’hui pour dénoncer une pratique qui mine notre administration publique : les affectations arbitraires et politisées des agents de la Fonction publique », a-t-il déclaré, devant une assistance attentive.
Selon lui, le projet politique porté par Pastef reposait sur des engagements forts de rupture, de transparence et de méritocratie, résumés par le slogan devenu emblématique « Jub, Jubal, Jubbanti ». Toutefois, il estime que la réalité actuelle est en totale contradiction avec ces promesses.
« Ce que nous observons sur le terrain révèle un écart manifeste entre le discours et les actes », a-t-il regretté.
Babacar Lo Ndiaye a particulièrement pointé du doigt une vague d’affectations opérées au sein de la Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), qu’il considère comme injustifiées et contre-productives.
« Des agents sont brutalement mutés vers des postes sans rapport avec leurs qualifications, pendant que d’autres, dont la seule proximité avec le pouvoir constitue le principal mérite, se voient confier des fonctions stratégiques », a-t-il dénoncé.
Pour la Coalition JogJotna, ces décisions relèvent moins d’une logique d’efficacité administrative que d’une volonté de contrôle politique. Elle estime que la DGID, pilier essentiel de la mobilisation des ressources de l’État, est en train de devenir un instrument de récompenses partisanes et de règlements de comptes.
Se positionnant déjà comme une alternative crédible à l’horizon de la présidentielle de 2029, la coalition voit dans ces pratiques la preuve de l’« échec » du nouveau régime. Elle exige un retour immédiat aux principes de méritocratie, de transparence et d’objectivité dans la gestion des carrières administratives.
En conclusion, JogJotna appelle solennellement le gouvernement à faire primer les compétences sur les affiliations politiques et à placer l’intérêt général au-dessus des calculs politiciens, afin de restaurer la confiance des agents publics et des citoyens dans l’administration sénégalaise.



![[ Vidéos] Dakar : un programme nutritionnel d’envergure pour 1 500 talibés et des familles vulnérables lancé par le CNDN et la SAR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/appuie-1-360x180.webp)







![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)

































![[ Vidéo] Affectation de Babacar Lo Ndiaye à Matam : la Coalition JogJotna dénonce une « dérive politique » du régime Pastef](https://directactu.net/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251225_120920_Gallery-1-1080x570-1-750x375.jpg)












