Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique voit ses ambitions confortées dans le projet de budget 2026, arrêté à 148,54 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement (AE) et 129,26 milliards en crédits de paiement (CP), selon les constats faits vendredi par l’APS. Une enveloppe qui traduit la volonté de l’État de faire de l’emploi et du capital humain des leviers majeurs de la transformation économique et sociale.
Ce budget est articulé autour de quatre programmes stratégiques, avec une nette priorité accordée à la formation professionnelle et technique. Le programme de pilotage, de gestion et de coordination administrative bénéficie ainsi de 5,87 milliards FCFA, essentiellement destinés aux dépenses de personnel, garantissant le bon fonctionnement et la gouvernance du département.
Le cœur du budget est toutefois porté par le programme de développement des offres de formation professionnelle et technique, qui concentre l’essentiel des ressources avec 131,99 milliards FCFA en AE et 112,85 milliards en CP. Cette enveloppe comprend d’importants investissements de l’État visant à renforcer les infrastructures de formation, moderniser les équipements et adapter les filières aux besoins du marché du travail.
Le développement de l’apprentissage, axe clé de l’insertion des jeunes, se voit attribuer 2,58 milliards FCFA. Ces ressources couvrent les dépenses de personnel, les services, les transferts courants ainsi que les investissements, traduisant la volonté de consolider ce mode de formation par l’alternance, jugé plus proche des réalités économiques.
Enfin, le programme de développement de l’emploi est doté de 8,09 milliards FCFA en AE et 7,99 milliards en CP, principalement orientés vers les transferts courants et les investissements. L’objectif est de soutenir les initiatives de promotion de l’emploi, en particulier en faveur des jeunes et des femmes, dans un contexte marqué par de forts enjeux d’insertion professionnelle.
Lors de la présentation, le gouvernement était représenté par Amadou Moustapha Ndieck Sarré, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, et Marie Rose Khady Fatou Faye, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les Institutions et porte-parole du gouvernement, accompagnés de leurs collaborateurs.
Avec ce projet de budget, l’État affiche clairement son ambition de faire de la formation qualifiante et de la promotion de l’emploi des piliers du développement, en misant sur des investissements structurants et une meilleure adéquation entre formation et besoins du marché.











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