Le directeur général des Sénégalais de l’extérieur, Abdoul Karim Cissé, a réaffirmé jeudi la détermination de l’État à mobiliser davantage la diaspora autour d’investissements productifs, capables de créer des emplois décents au sein des collectivités territoriales. Une orientation stratégique qui vise à réduire les départs vers l’émigration irrégulière en offrant des perspectives économiques solides à l’intérieur du pays.
S’exprimant lors du comité de pilotage marquant la clôture de la phase 3 du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD 3), Abdoul Karim Cissé a souligné l’importance de ce changement de paradigme. « L’objectif aujourd’hui, c’est de pousser la diaspora à investir davantage dans des secteurs productifs qui sont capables de générer des emplois décents », a-t-il insisté.
Selon lui, la lutte contre l’émigration irrégulière passe inévitablement par un meilleur ancrage économique local. « Quand on aura des emplois décents dans les collectivités territoriales, on aura moins de départs », a-t-il déclaré, rappelant que les initiatives issues de la diaspora ont déjà joué un rôle majeur dans l’amélioration des infrastructures de base.
Écoles, centres de santé, forages, équipements communautaires : de nombreuses réalisations portent la marque d’associations de Sénégalais établis à l’étranger. Une « forte mobilisation », saluée par le directeur général, qui y voit la preuve d’une volonté ferme de participer au développement du pays. Toutefois, note-t-il, cette contribution reste encore largement orientée vers le soutien familial et communautaire.
Pour aller plus loin, l’État entend offrir un cadre mieux structuré, plus lisible et plus incitatif. « La diaspora est très disposée, elle a juste besoin d’écoute, d’accompagnement et d’orientation », affirme M. Cissé.
Dans cette dynamique, le PAISD occupe une place centrale. Le programme finance jusqu’à 70 % des initiatives portées par les associations, afin d’encourager leur implication dans des projets à fort impact socio-économique. Une impulsion que les autorités veulent consolider dans les prochaines phases, avec l’ambition de transformer le potentiel de la diaspora en moteur durable de développement territorial.
Avec cette stratégie, l’État sénégalais espère engager une nouvelle ère, où les transferts et les solidarités classiques de la diaspora deviennent des leviers d’investissement, de création d’emplois et de résilience économique.












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