Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, Olivier Boucal, a plaidé mardi pour un renforcement significatif des prérogatives des inspecteurs du travail, estimant que cette évolution est indispensable pour améliorer l’efficacité de la régulation du secteur. Il s’exprimait devant les députés lors de l’examen du projet de budget 2026 de son département, arrêté à 11,96 milliards FCFA en autorisations d’engagement et 11,68 milliards FCFA en crédits de paiement.
Raccourcir les délais et donner plus de poids à l’inspection du travail
Pour le ministre, l’un des principaux obstacles au bon fonctionnement de l’inspection du travail demeure la lenteur des procédures judiciaires.
« Nous devons renforcer le pouvoir de l’inspecteur du travail. Si on lui donnait un certain pouvoir, peut-être que les choses changeraient », a-t-il déclaré, regrettant que les recours aux tribunaux puissent s’étendre « sur deux ou trois ans », au détriment de l’efficacité des services.
Boucal a rappelé que le nouveau Code du travail, actuellement en attente de délibération à la Cour suprême, contient plusieurs innovations destinées à conférer davantage d’initiatives et de pouvoirs aux inspecteurs.
« Nous espérons que d’ici la fin de l’année, le nouveau Code du travail sera adopté. C’est lui qui va faciliter la mission de l’inspecteur du travail », a-t-il assuré.
Rémunérations et carrières : le ministre défend la trajectoire salariale
Interrogé sur la question du pouvoir d’achat et des revendications récurrentes de certains corps, Olivier Boucal a affirmé que les salaires des agents publics « n’ont jamais stagné ». Il a rappelé que la dernière revalorisation remonte à 2022, et que des ajustements interviennent régulièrement « tous les trois à cinq ans ».
Toutefois, il a reconnu que les perspectives de carrière varient selon les corps, ce qui alimente certaines revendications sectorielles.
Un dialogue social revendiqué comme permanent
Le ministre a tenu à saluer la qualité de la relation entre l’administration et les organisations syndicales.
« Le dialogue social est permanent. Nous avons un calendrier établi avec nos partenaires sociaux. Nous n’attendons pas qu’ils soient en grève pour échanger », a-t-il affirmé.
Insistant sur la nécessité de transparence dans les discussions, il a rappelé :
« Ce que nous pouvons faire, nous le disons. Ce que nous ne pouvons pas faire, nous ne le promettons pas ».
Pour Olivier Boucal, le dialogue demeure « une constante » que son département continuera à privilégier.



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