Le recours à la titrisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des instruments financiers au Sénégal et dans la sous-région. Les obligations remboursables sur 7 ans seront cotées à la BRVM.
Invictus Capital & Finance SA, en qualité de chef de file du syndicat de placement, a annoncé le jeudi 28 août 2025, le lancement d’un emprunt obligataire par appel public à l’épargne au profit de la Banque agricole (LBA) du Sénégal.
Baptisée « FCTC Croissance Agricole Tranche A 8 % – Tranche B 9 % », l’opération repose sur la titrisation de créances de la banque. Le montant total recherché est de 80 milliards FCFA (142 millions $), réparti en deux tranches. Une tranche A de 60 milliards FCFA, avec un taux d’intérêt de 8% et une maturité de 7 ans, puis une tranche B de 20 milliards FCFA, avec un taux d’intérêt de 9 % et une maturité de 7 ans.
La période de souscription court du 28 août au 26 septembre 2025. Chaque obligation a une valeur nominale de 10 000 FCFA. Le remboursement se fera de manière semestrielle sans différé jusqu’en 2032. Une demande d’admission à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM-UEMOA) est prévue.
Objectifs de la titrisation
La titrisation consiste à transformer des créances, c’est-à-dire des dettes attendues dans le futur, en liquidités disponibles immédiates. Pour la Banque, cette opération vise à diversifier ses sources de financement et à renforcer sa capacité à financer l’économie, notamment dans le secteur agricole. Dans un contexte où les banques africaines cherchent à élargir leurs solutions de financement, la titrisation apparaît comme un outil efficace pour mobiliser des capitaux sur les marchés financiers régionaux. Cette approche permet également de transférer une partie des risques liés aux créances vers les investisseurs obligataires.
Anciennement Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS), la Banque agricole du Sénégal a été créée en 1984 sous la forme d’une société anonyme avec conseil d’administration. Elle a démarré ses activités en mars 1985. Historiquement tournée vers le financement du secteur agricole, elle occupe aujourd’hui une place importante dans le système bancaire sénégalais.
Le recours à la titrisation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des instruments financiers au Sénégal et dans la sous-région. La BRVM, qui regroupe les huit pays de l’UEMOA, a déjà accueilli plusieurs opérations obligataires par titrisation, renforçant ainsi son rôle de levier pour le financement de l’économie.



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