À l’occasion de la Journée de la Renaissance scientifique de l’Afrique, célébrée ce lundi à Dakar, la directrice générale de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), Dr Aida Diongue Niang, a lancé un appel fort en faveur d’une meilleure articulation entre les centres de recherche et les systèmes d’alerte précoce, dans un contexte de multiplication des phénomènes climatiques extrêmes.
« Les services climatiques doivent collaborer étroitement avec les centres de recherche pour adapter leurs prestations aux réalités et priorités nationales », a-t-elle soutenu lors de son intervention virtuelle, soulignant la nécessité d’une « conception participative » incluant les acteurs du secteur primaire, de la santé, et des services d’urgence.
Placée sous le thème « Phénomènes climatiques extrêmes au Sénégal et en Afrique : conséquences et prévention », cette rencontre organisée par l’Agence nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) vise à stimuler une réponse scientifique et coordonnée face aux menaces croissantes du dérèglement climatique.
Limiter l’impact des extrêmes climatiques
La directrice de l’ANACIM a mis en lumière l’importance des systèmes d’alerte précoces, qui, selon elle, ne doivent pas se limiter à la diffusion de l’information, mais déclencher des « actions précoces » afin d’atténuer les impacts sur les populations. Elle a cité plusieurs domaines clés pour porter des solutions concrètes : l’agriculture, les infrastructures, les systèmes alimentaires, les transports, l’énergie et la gestion des déchets.
Un avenir à construire dès aujourd’hui
Préoccupée par l’augmentation rapide des températures, Dr Diongue Niang a averti que « nous sommes déjà à 1,5 °C de réchauffement », et que si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel, « nous atteindrons potentiellement 5 °C en 2050 ». Une telle trajectoire exposerait un million de personnes à des conditions extrêmes, selon les projections.
Elle a appelé à renforcer l’usage de solutions bas carbone dans les transports, saluant l’introduction du Train Express Régional (TER) et du Bus Rapid Transit (BRT) au Sénégal, comme des initiatives efficaces pour éviter des émissions supplémentaires.
Inondations, sécheresses, vents de sable et canicules
Pour sa part, le président de l’ANSTS a insisté sur l’urgence du sujet : « Nous vivons les conséquences du dérèglement climatique au quotidien : inondations, sécheresses alternées, vents de sable récurrents et pics de température. » Selon lui, cette réalité impose une réponse concertée entre les milieux scientifiques, les décideurs publics et les communautés.
En misant sur la synergie entre science, innovation et mécanismes de prévention, les acteurs réunis appellent à un changement de paradigme pour faire face à l’une des plus grandes menaces du siècle.








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