Saint-Louis, Sénégal — L’ambassade de France au Sénégal, en partenariat avec l’Institut français, a organisé ce mercredi une projection du documentaire « Yaram », un puissant film de 26 minutes réalisé par Massow Kâ, suivi d’une table ronde sur les défis environnementaux des îles et du littoral sénégalais.
Ce film poignant met en lumière les conséquences dramatiques de l’érosion côtière et de la montée des eaux à travers le destin brisé de Yaram, une jeune collégienne contrainte de fuir son foyer sur la langue de Barbarie, ravagée par les houles et l’avancée inexorable de l’océan. Son rêve de devenir présidente ou hôtesse de l’air est suspendu, remplacé par un quotidien de survie dans un camp de fortune, loin de son école et de sa vie d’avant.
Un drame réel et croissant
Le film tire sa force de sa réalité : des familles entières, comme celle de Yaram, originaires du quartier de pêcheurs Guet-Ndar, ont été déplacées, trouvant refuge dans des écoles transformées en abris temporaires. La réalité du changement climatique n’est plus une menace abstraite, mais un quotidien pour ces populations côtières.
Une table ronde pour alerter et agir
À la suite de la projection, une table ronde s’est tenue autour du thème « La possibilité d’une île ? Les îles du Sénégal face aux défis climatiques et environnementaux ». Luc Pierron, représentant de l’ambassade de France, a insisté sur la nécessité d’un débat d’idées, soulignant l’exposition croissante des zones côtières aux phénomènes extrêmes : tempêtes, vagues géantes, montée des marées.
Aïda Diongue Niang, directrice de la météorologie à l’ANACIM, a rappelé que l’érosion côtière, bien que naturelle, est exacerbée par la hausse du niveau des océans, alimentée par le réchauffement climatique. Elle met en garde contre l’accélération des déplacements de populations comme observé sur la langue de Barbarie.
Des réponses locales et globales
Le colonel Mamadou Sidibé, directeur des Aires marines communautaires protégées, a souligné l’engagement du ministère de l’Environnement, qui milite pour une coalition mondiale de protection des océans. Il plaide pour une action communautaire directe, alliant conservation marine et résilience locale.
Dans ce sens, Clara Therville, chercheuse à l’IRD, met en avant des solutions basées sur la nature, comme le reboisement ou la mise en place de structures souples favorisant la stabilisation des plages.





![[ Vidéos] Dakar : un programme nutritionnel d’envergure pour 1 500 talibés et des familles vulnérables lancé par le CNDN et la SAR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/appuie-1-360x180.webp)





![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)














































