« AUTEUR DE L’ARTICLE : Jacob Bamba »
C’est la sempiternelle question que se posent bon nombre d’administrés de la commune des Parcelles Assainies. En effet, dans le cadre de la réhabilitation de l’artère 20/21 — un véritable casse-tête pour les habitants de cette localité —, bien que l’idée soit louable, les dégâts causés sont considérables.
Et voilà qu’on nous parle maintenant de « Boulevard », un projet qui réduit en cendres plusieurs années de dur labeur. Des magasins, dépôts, ateliers et autres structures sont promis à la démolition, causant de nombreux désagréments et contribuant à augmenter le taux de chômage.
Le pire dans ce jeu de ping-pong institutionnel, c’est qu’on ne sait plus qui incriminer : l’autorité préfectorale ou la mairie ? Dans tous les cas, même ceux qui sont à jour de leur patente, y compris les redevances d’occupation de l’espace public (ODP), n’auront plus que des larmes aux yeux.
Il est important de rappeler que la population plaçait beaucoup d’espoir dans ce nouveau régime, surtout après la batterie de promesses faites ici et là. Mais comme aimait à le dire l’ancien président Me Wade, « Je t’ai fait des promesses, mais je ne t’ai jamais promis de les respecter. »
Au lieu de créer des emplois comme promis, on envoie des centaines de personnes au chômage à travers des opérations de façade qui ne tiennent pas la route. À en croire certains, l’urgence ne réside pas dans la création d’un boulevard, mais bien dans l’amélioration du quotidien. Car, il faut le dire avec tristesse : au Sénégal, on ne vit pas, on survit.
Il faut retenir que la politique repose sur une trilogie : une idéologie, un programme de gouvernement et un projet de société. Un projet, à lui seul, ne peut faire prospérer un État. Voilà déjà quinze mois que les Sénégalais, tous bords confondus, attendent… mais toujours rien.
Le spectre de la famine frappe à toutes les portes, les maladies continuent de faire des ravages, et pourtant, on s’égare dans des considérations qui ne répondent pas aux priorités urgentes du peuple.
De grâce, arrêtons le harakiri. La souffrance des populations est immense, n’en rajoutez pas !
Les Parcelles Assainies ont toujours été considérées comme une cité-dortoir. Alors vouloir y implanter un boulevard relève de l’utopie, surtout d’un point de vue topographique.
Embellir, c’est bien. Mais plonger les populations dans le désarroi, la tourmente et la désolation, c’est participer à une loterie judiciaire où l’État aurait misé sur le mauvais cheval.



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