Le groupe de l’opposition ayant participé au Dialogue national sur le système politique a livré ce mercredi une déclaration à la presse. Objectif : faire le point sur les conclusions des échanges et rappeler son attachement à une démocratie inclusive, fondée sur la concertation réelle et le respect du pluralisme.
Prenant la parole au nom du groupe, Samba Sy a souligné que leur présence au dialogue visait à « exprimer, sans ambiguïté, [leur] attachement aux principes de concertation, qui constituent l’un des piliers fondamentaux de la démocratie ». Une démocratie, selon lui, qui ne peut prospérer « dans l’unanimité pacifique, le refus du pluralisme ou la crainte irraisonnée des voix discordantes ».
Élections législatives et territoriales : un mode de scrutin à revoir
Le point de crispation majeur abordé par l’opposition concerne le mode de scrutin, jugé inéquitable. Elle déplore une distorsion entre le poids électoral réel des partis et leur représentation parlementaire. « Comment peut-on avoir 54 % des voix et plus de 80 % des sièges ? Comment un groupe parlementaire peut-il s’arroger des postes dans les commissions en dépit de la loi ? » s’interroge l’opposition.
Estimant que la majorité des autres réformes électorales avaient déjà fait l’objet d’un accord lors de précédents dialogues, l’opposition juge urgente une refonte du mode d’élection des députés et élus locaux. Objectif : rendre les institutions plus représentatives des suffrages exprimés.
Vers une rationalisation des partis et un statut de l’opposition affirmé
Concernant la commission « Démocratie, libertés et droits humains », l’opposition a réitéré la nécessité d’adopter une loi générale sur les partis politiques, conforme à la Constitution. Elle insisterait sur les critères de création de partis et coalitions, mais aussi sur le rôle, les droits et les devoirs de l’opposition – notamment au niveau territorial.
Le financement public des partis et campagnes électorales est également évoqué : l’opposition appelle à un système de financement plafonné, avec remboursement conditionné, pour moraliser la vie politique.
Un point reste en suspens : le statut du chef de l’opposition, qui n’a pas encore fait l’objet d’un accord ferme entre les parties.
Un appel clair au président de la République
Dans leur déclaration, les leaders de l’opposition, dont Mamadou Diagne Fada, Oumar Sarr et Zahra Iyane Thiam, lancent un appel solennel au Président de la République. Ils l’exhortent à respecter ses engagements en ne mettant en œuvre que les points de consensus issus du dialogue.
« Toute prise de décision unilatérale serait contraire à l’esprit de nos récentes assises et équivaudrait, pour nous, à la caducité de toutes les conclusions du dialogue », ont-ils prévenu.
L’opposition prévoit d’adresser une lettre officielle au chef de l’État dans les prochains jours pour formuler ses préoccupations.



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