Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa politique d’inclusion financière avec le lancement officiel du Fonds de développement de la microfinance islamique (FDMI). Présenté à Dakar par le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, Alioune Dione, cet instrument se veut à la fois un moteur de croissance, de justice sociale et d’innovation financière.
Pensé comme une alternative crédible au système bancaire classique, souvent jugé peu accessible pour une large frange de la population, le FDMI ambitionne de répondre aux besoins spécifiques des acteurs économiques, notamment en milieu rural, périurbain et urbain. En s’appuyant sur les اصول de la finance islamique — fondés sur l’éthique, le partage des risques et l’absence d’intérêts — ce fonds entend démocratiser l’accès au financement.
« Le FDMI est le carburant qui viendra nourrir cette flamme d’espoir », a déclaré Alioune Dione, soulignant la dimension transformative du projet. Selon lui, cette initiative contribuera significativement à la réduction de la pauvreté tout en favorisant un tissu économique plus solidaire. Au cœur des ambitions affichées : la création de 25 000 emplois et l’émergence de 50 000 micro-entrepreneurs. Pour le directeur régional de la Banque islamique de développement, Nabil Ghalleb, ces objectifs restent atteignables à condition d’assurer une gouvernance irréprochable, une coordination efficace entre les acteurs et une mobilisation intelligente des ressources.
Le FDMI se distingue également par son modèle de financement. L’État du Sénégal n’en assure que 13 %, laissant une large place aux partenaires techniques et financiers. Une stratégie assumée qui vise à diversifier les sources de financement et à attirer davantage d’investissements.
Pour Papa Leyti Ndiaye, président du conseil de surveillance du fonds, le FDMI constitue un outil de correction des inégalités sociales générées par les systèmes financiers traditionnels. Il appelle ainsi à une appropriation collective de cet instrument, notamment par les institutions de microfinance.
De son côté, l’administrateur du fonds, Abdou Diao, insiste sur la flexibilité du FDMI, doté d’une autonomie de gestion et d’une personnalité juridique propre. Il promet le développement de produits innovants, adaptés aux réalités locales et capables de stimuler l’entrepreneuriat. Les jeunes sont particulièrement ciblés. Le ministre les exhorte à se regrouper en coopératives productives et solidaires afin de tirer pleinement profit des opportunités offertes par la finance islamique.
Dans un contexte marqué par la nécessité de repenser les modèles économiques, le FDMI apparaît comme un levier stratégique pour bâtir une économie plus inclusive, résiliente et tournée vers l’avenir. Une initiative saluée par les professionnels du secteur, à l’image de Mamadou Lamine Diouf, qui y voit un véritable catalyseur de transformation pour les institutions de microfinance sénégalaises.











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