Dakar s’apprête à redevenir, dès lundi, l’épicentre des réflexions stratégiques sur la paix et la sécurité en Afrique avec l’ouverture de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité. Dans un contexte mondial marqué par de profondes recompositions géopolitiques, cette rencontre de haut niveau ambitionne de questionner en profondeur la notion de souveraineté des États africains, tout en explorant les voies d’une intégration renforcée et d’une stabilité institutionnelle durable.
Prenant la parole lors d’un point de presse tenu vendredi dans la capitale sénégalaise, Saliou Ndiaye, coordonnateur de la commission scientifique du Centre des hautes études de défense et de sécurité, a souligné les enjeux majeurs de cette édition. Selon lui, le forum se veut un cadre d’analyse et de propositions face aux multiples menaces qui pèsent sur les États africains, notamment en matière de sécurité, de gouvernance et de cohésion régionale.
« Cette édition ambitionne d’identifier les menaces actuelles pesant sur la stabilité, l’intégration et la souveraineté des États africains, et de proposer des réponses concrètes », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’adapter les stratégies africaines à un environnement international en mutation rapide.
Placée sous le thème « L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ? », la rencontre sera officiellement ouverte par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Pendant deux jours, chefs d’État, hauts responsables, experts, universitaires et acteurs de la société civile échangeront autour de problématiques cruciales pour l’avenir du continent.
Deux grandes sessions plénières structureront les débats. La première, intitulée « Souveraineté et enjeux contemporains : l’Afrique entre périls et opportunités », mettra en lumière les tensions entre indépendance nationale et interdépendance globale. La seconde, « Intégration régionale et sécurité collective : opportunités ou défis pour les États africains ? », explorera les dynamiques régionales comme leviers ou contraintes face aux crises sécuritaires.
Au-delà des discussions, le forum entend promouvoir une approche globale et intégrée de la sécurité, combinant dimensions militaire, humaine, environnementale et institutionnelle. Pour Saliou Ndiaye, l’accent doit être mis sur les réponses collectives face à des menaces hybrides et transnationales de plus en plus complexes.
Il a toutefois tenu à préciser que le forum ne constitue pas une instance décisionnelle contraignante. « C’est un espace d’échanges et de réflexion. Les recommandations qui en sortiront pourront inspirer les politiques publiques, mais leur mise en œuvre dépendra des États », a-t-il expliqué.
Dans un contexte marqué par la montée du terrorisme, de la criminalité transnationale et des instabilités politiques, cette édition vise également à renforcer les partenariats stratégiques entre pays africains et avec leurs partenaires internationaux. L’objectif est clair : bâtir une architecture de sécurité collective plus efficace, fondée sur la prévention des crises, leur gestion coordonnée et la consolidation d’une paix durable.
À Dakar, l’Afrique réfléchit ainsi à son avenir, entre affirmation de sa souveraineté et nécessité d’unir ses forces face aux défis globaux.



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