Avec Diamba Sud, le canadien Fortuna Mining planifie la troisième mine de son portefeuille aurifère, sa deuxième en Afrique de l’Ouest après le site ivoirien de Séguéla. Une décision finale d’investissement (FID) est attendue cette année, en vue de lancer la phase de construction.
Au Sénégal, les ressources aurifères indiquées du projet Diamba Sud atteignent désormais 1,25 million d’onces, en hausse de 73 % par rapport à l’estimation précédente. La compagnie minière canadienne Fortuna Mining en a fait l’annonce le jeudi 19 février, dans un contexte où elle prévoit de faire avancer cette future mine vers la phase de construction cette année.
Un nouveau pas vers la FID
Fortuna Mining précise que cette estimation actualisée résulte des forages menés sur le projet entre juillet 2025 et janvier 2026. Concrètement, elle traduit une augmentation du nombre d’onces d’or classées dans la catégorie de ressources dites « indiquées », laquelle est jugée plus fiable que celle des ressources « inférées ». Ces dernières s’élèvent désormais à 77 000 onces d’or, pour un total incluant sept gisements différents, parmi lesquels Southern Arc et Moungoundi.
Cette avancée soutient les plans plus larges de Fortuna Mining qui souhaite désormais accélérer les études techniques pour convertir ces ressources en réserves minérales exploitables pour la future mine. L’objectif est d’intégrer ces progrès dans une étude de faisabilité bancable, prévue pour être finalisée d’ici la fin du deuxième trimestre 2026.
Ce document servira de base pour la mise à jour des paramètres économiques de Diamba Sud et, plus largement, pour la décision finale d’investissement (FID) en vue de la construction. À ce stade, la production moyenne annuelle prévue est de 106 000 onces d’or, pour un investissement initial estimé à 283,2 millions USD.
« Cette mise à jour de l’estimation des ressources minérales représente une avancée significative pour le projet aurifère Diamba Sud, notamment grâce à une augmentation de 73 % des onces d’or indiquées […]. Cette mise à jour constitue une base solide pour l’étude de faisabilité que nous prévoyons publier d’ici le milieu de 2026 et fait progresser considérablement le projet vers une décision d’investissement finale », a déclaré Jorge Ganoza, président de Fortuna Mining.
elle souhaite boucler la troisième mine de son portefeuille, dans l’objectif de porter sa production globale à 500 000 onces par an, contre 239 900 onces en 2025.
Diamba Sud est également stratégique pour le Sénégal qui poursuit l’extension de son parc de mines industrielles d’or. Jusqu’à récemment, seules les mines Sabodala-Massawa (Endeavour Mining) et Mako (Resolute Mining) contribuaient à ce portefeuille. L’année dernière, cette liste s’est élargie avec la mise en production de la mine Boto, par le groupe marocain Managem. Bien positionné pour compléter ce panorama, Diamba Sud, dont la mise en service est déjà annoncée pour 2028, devrait constituer une source de recettes supplémentaires pour l’État sénégalais, qui en détiendra notamment 10 % des parts.
Plusieurs étapes restent à franchir avant la mise en service de Diamba Sud. Outre celles déjà évoquées, Fortuna Mining devra encore mobiliser le financement nécessaire, conformément au coût final qui sera retenu dans l’étude de faisabilité. S’ajoute la finalisation des démarches réglementaires, notamment la sécurisation du permis minier. En attendant, la société a annoncé en janvier son intention d’allouer 100 millions USD pour faire progresser les travaux de développement et d’exploration du projet en 2026.












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