Le Fonds monétaire international note que les résultats des programmes sont globalement satisfaisants. Il a ainsi approuvé de nouveaux décaissements afin notamment de renforcer la stabilité macroéconomique du Niger et du Burkina Faso
Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, mercredi 18 février, de nouveaux décaissements en faveur du Burkina Faso et du Niger dans le cadre de leurs programmes de réformes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Au Niger, l’achèvement de la huitième revue du programme FEC et de la quatrième revue de la FRD permettra un décaissement d’environ 61 millions de dollars et de 30 millions de dollars respectivement. Ces financements visent à renforcer la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance résiliente et inclusive tirée par le secteur privé et appuyer des investissements destinés à atténuer les risques climatiques, préserver les infrastructures et protéger les moyens de subsistance.
Selon l’institution, « les résultats du programme ont été globalement satisfaisants au regard des objectifs de fin juin et de fin septembre 2025, et les autorités ont poursuivi leurs efforts pour résorber les arriérés de paiement nationaux ».
Au Burkina Faso, un décaissement immédiat d’environ 33,2 millions de dollars a été approuvé, à l’issue de la quatrième revue du programme FEC. Dans le même temps, le conseil d’administration du FMI a validé un nouvel accord au titre de la FRD d’environ 124,3 millions de dollars, courant jusqu’en septembre 2027, afin de renforcer la stabilité extérieure et la résilience face aux chocs climatiques.
Le FMI souligne que « les autorités ont respecté tous les critères de performance quantitatifs fixés pour fin juin 2025 […] et tous les objectifs indicatifs, à l’exception d’un seul qui n’a pas été atteint de moins de 0,1 % du PIB. Et d’ajouter : « elles ont respecté tous les objectifs indicatifs fixés pour fin septembre, à l’exception du plafond des arriérés de remboursement de la TVA, qui a été dépassé de 0,02 % du PIB ».
L’économie burkinabè continue d’afficher de bonnes performances, soutenue par la hausse des prix de l’or et les réformes engagées dans le secteur minier. Toutefois, les perspectives restent exposées à plusieurs risques, notamment liés à la situation sécuritaire et à la volatilité des prix des matières premières. Le FMI insiste sur la nécessité de renforcer un environnement propice au secteur privé et de protéger l’économie contre les chocs externes.
Pour l’année en cours, le FMI prévoit une croissance économique proche de 5 % pour le Burkina Faso et de 6,7 % pour le Niger.











![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)















































