Le climat social dans le secteur de l’Éducation continue de se tendre. À l’issue de sa troisième session ordinaire, le Directoire national du Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS) a dressé un diagnostic sans concession de la situation socioprofessionnelle des enseignants. Dans un communiqué au ton ferme, le syndicat alerte l’opinion et interpelle frontalement les autorités sur une série de dysfonctionnements qu’il juge « urgents » et « insoutenables ».
Retards de paiement : une colère qui monte
Premier point de crispation : les retards répétés dans le paiement des indemnités liées aux examens scolaires. Un problème ancien, mais qui, selon le CUSEMS, a atteint un niveau inacceptable. Le syndicat demande au Gouvernement de procéder « sans délai » au règlement définitif de ces sommes, qu’il considère comme des droits légitimes bafoués.
Rémunération : un système jugé incohérent et inéquitable
Au cœur des revendications se trouve la question salariale. Le CUSEMS dénonce un système de rémunération qu’il qualifie d’« incohérent », ployant sous des inégalités devenues « insoutenables ».
Le syndicat réclame une réforme structurelle, capable non seulement de rétablir l’équité, mais aussi de revaloriser réellement la profession enseignante, fragilisée par des années de stagnation et d’injustices cumulées.
Rebasing salarial : des promesses qui tardent à se concrétiser
L’organisation syndicale rappelle également à l’État ses engagements concernant le rebasing salarial, annoncé depuis des mois mais jamais concrétisé. Le CUSEMS exige une mise en œuvre « dans les plus brefs délais » et appelle à élargir le périmètre des deux décrets en cours de validation afin que l’ensemble des décisionnaires bénéficie des ajustements prévus.
Retraite : une “injustice majeure” pour les décisionnaires
Sur le dossier de la retraite des décisionnaires, le syndicat se montre tout aussi catégorique. Il parle d’une « injustice majeure » et réclame une réforme urgente susceptible de garantir la dignité des enseignants après des années de service public.
Lenteurs administratives : la dématérialisation comme seule issue
Le CUSEMS insiste également sur la nécessité d’accélérer la dématérialisation des procédures administratives. Selon le Directoire, cette modernisation est le seul moyen d’en finir avec les lenteurs et les blocages chroniques qui pénalisent les enseignants à chaque étape de leur carrière.
Surimposition et omissions salariales : des frustrations récurrentes
La question de la “surimposition” des rappels et les omissions répétées dans le traitement salarial alimentent également la colère syndicale. Le CUSEMS demande des corrections « immédiates et durables », dénonçant des erreurs qui créent des frustrations constantes parmi le personnel enseignant.
Réformes pédagogiques : BFEM et formation diplômante au cœur des enjeux
Sur le plan pédagogique, le syndicat appelle à une réorganisation en profondeur du Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM), notamment pour améliorer la planification et renforcer la transparence. Il réclame également le lancement effectif de la formation diplômante universelle, un engagement toujours en attente de concrétisation.
“La patience n’est pas la résignation” : le CUSEMS hausse le ton
Dans son communiqué, le CUSEMS réaffirme sa détermination à défendre les intérêts matériels et moraux des enseignants. Le syndicat prévient qu’il se réserve le droit de recourir à toutes les formes de lutte jugées nécessaires.
Appelant à la mobilisation et à l’unité, le Directoire lance un message clair : « Le travail bien fait, la lutte acharnée ! »





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