Le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, a réaffirmé, samedi, le caractère stratégique de l’état civil dans la consolidation de la sécurité nationale et l’amélioration de la gouvernance publique. Il s’exprimait lors de la cérémonie de clôture de la Semaine nationale de l’état civil, organisée en présence du maire de Dakar, de représentants de l’Union européenne (UE) et de nombreuses autorités administratives.
Selon M. Fofana, l’état civil dépasse largement le cadre d’une simple procédure administrative. « Il est une ressource stratégique indispensable pour la sécurité nationale. Il est aussi essentiel pour planifier les services publics », a-t-il insisté, rappelant que la maîtrise des données démographiques demeure au cœur de toute politique publique moderne.
Placée sous le thème « Un état civil digitalisé et accessible à tous les citoyens », cette édition 2025 a mis en lumière la vision du gouvernement : bâtir un système d’état civil moderne, sécurisé et proche des populations. « Il ne peut y avoir de souveraineté sans sécurité, et il ne peut y avoir de sécurité sans une maîtrise complète de notre état civil », a-t-il affirmé.
Le ministre a également dressé un bilan d’étape du programme NEKKAL, financé par l’Union européenne, qui prévoit la construction de 26 centres d’état civil à travers le pays. Trois d’entre eux ont été inaugurés cette semaine. Ce programme s’inscrit dans la dynamique de l’Acte 4 de la décentralisation, qui place la modernisation de l’état civil et le renforcement des services municipaux au cœur de la réunification territoriale engagée par l’État.
À terme, les collectivités territoriales disposeront de données fiables, actualisées et exhaustives leur permettant de mieux anticiper les besoins des populations, de gérer plus efficacement leurs ressources et de renforcer leur proximité avec les citoyens. « Chaque acte d’état civil devient ainsi un outil de gouvernance, un moteur de développement local et un garant de l’égalité d’accès aux services sociaux », a souligné Balla Moussa Fofana.
La Semaine nationale de l’état civil a notamment été rythmée par des actions de sensibilisation, de formation et de mobilisation sociale. Les équipes de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) ont parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des populations et rappeler l’importance de déclarer à temps naissances, mariages et décès.
Cette mobilisation nationale témoigne d’un engagement fort : faire de l’état civil un pilier central du développement et de la souveraineté du pays.











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