Le Sénégal s’apprête à franchir un cap historique dans la gestion de ses marchés publics. À partir du mardi 14 octobre 2025, toutes les procédures de passation seront entièrement dématérialisées grâce à une nouvelle plateforme numérique mise en service par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP).
Une transformation ambitieuse que son directeur général, Moustapha Djitté, qualifie de « réforme structurante » qui exige un changement profond des pratiques administratives.
« La dématérialisation n’est pas qu’un simple passage au numérique. C’est une transformation des mentalités, une modernisation de la gestion publique qui appelle à la responsabilisation et à la montée en compétences de tous les acteurs concernés », affirme M. Djitté dans un entretien exclusif accordé à l’APS.
Un gain d’efficacité pour tous les acteurs
Avec cette nouvelle plateforme, les 800 autorités contractantes du pays pourront publier leurs appels d’offres, recevoir et traiter les dossiers de manière entièrement électronique. Les entreprises, notamment les PME régionales, bénéficieront d’un accès facilité à la commande publique, souvent entravé par des contraintes logistiques ou financières.
« Plus besoin de se déplacer à Dakar ou d’imprimer des volumes coûteux. Désormais, tout peut se faire en ligne, depuis un ordinateur ou un smartphone », explique le directeur général de l’ARCOP.
Ce système permettra également une réduction des coûts liés à la participation aux marchés : frais de reproduction, transport, dépôt physique… autant de charges désormais obsolètes.
Transparence et équité au cœur du système
L’un des principaux atouts de cette innovation réside dans sa capacité à garantir une équité de traitement entre tous les candidats. Les offres seront déposées et dépouillées automatiquement, sans intervention humaine, éliminant tout risque de favoritisme.
« Les règles du jeu sont claires et les mêmes pour tous. C’est la meilleure garantie d’un climat des affaires sain, compétitif et attractif », insiste M. Djitté.
Un enjeu de cybersécurité et de formation
La réussite de cette transition numérique repose aussi sur deux piliers : la formation et la cybersécurité. L’ARCOP a déjà lancé un vaste programme de renforcement des capacités, ciblant d’abord les ministères et grandes institutions, avant de s’étendre aux collectivités locales et aux projets financés par les bailleurs.
Parallèlement, la sécurité des données est une priorité absolue.
« Toutes les transactions seront tracées, cryptées, et hébergées sur des serveurs sécurisés, afin de garantir la confidentialité et l’intégrité des informations », rassure le directeur général.
Vers une administration moderne et internationale
Pour Moustapha Djitté, cette réforme marque une étape décisive vers une administration plus efficace, transparente et conforme aux standards internationaux.
« Le Sénégal envoie un signal fort à ses citoyens et à ses partenaires. Nous faisons le choix de la modernité, de l’ouverture et de la bonne gouvernance », conclut-il, avec optimisme.













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