C’est dans ce cadre que s’est ouvert hier un atelier de deux jours destiné à vulgariser la loi 20-21-09 du 14 janvier 2021, dite loi Saproc, portant sur le statut de l’artiste et des professionnels de la culture. Une initiative du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, en partenariat avec l’UNESCO, qui vise à faire connaître cette loi essentielle auprès des principaux concernés : les acteurs culturels.
En lançant les travaux, la ministre Khady Diène Gaye a tenu à rappeler que l’adoption d’une loi, aussi importante soit-elle, n’a de sens que si elle est comprise, partagée et surtout appropriée par ceux à qui elle est destinée. « Adopter une loi et ses textes réglementaires ne constitue pas une fin en soi. Le véritable défi réside dans sa vulgarisation, sa compréhension et, surtout, son appropriation par les premiers concernés que vous êtes », a-t-elle déclaré devant une salle attentive.
Adoptée en 2021, la loi Saproc marque une étape clé dans la reconnaissance du rôle central des artistes et professionnels de la culture dans la société sénégalaise. Elle consacre un statut juridique spécifique qui prend en compte leurs réalités et conditions de travail souvent précaires. Cette législation ouvre la voie à une meilleure protection sociale, une reconnaissance professionnelle accrue et des droits mieux encadrés.
Les textes d’application, prévalidés en mars 2024, viennent renforcer cette dynamique. Ils apportent des solutions concrètes aux défis du secteur : immatriculation des artistes, accès à la sécurité sociale, formalisation des contrats et droits professionnels garantis.
Cet atelier vise donc à outiller les artistes, jeunes créateurs, techniciens, mais aussi gestionnaires culturels pour qu’ils soient les relais de cette loi dans leurs milieux respectifs. Il s’agit aussi de leur permettre de revendiquer leurs droits en connaissance de cause, tout en respectant les obligations prévues par le nouveau cadre légal.
« Vous, acteurs culturels, avez une très large part de responsabilité à jouer dans ce travail de promulgation, de vulgarisation, de dissémination », a insisté la ministre. Car au-delà des textes, c’est l’avenir du secteur culturel qui se joue dans cette appropriation collective.
Les travaux s’achèvent ce mercredi, mais les enjeux, eux, s’inscrivent dans le long terme : construire une culture forte, respectée et durable, portée par des professionnels reconnus et protégés.












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