À l’occasion du cinquantenaire de la CEDEAO, les Assises régionales de la jeunesse ont été officiellement ouvertes ce lundi à Saly-Portudal. Un rendez-vous stratégique qui marque la volonté des jeunes d’occuper une place centrale dans les décisions régionales. Porté par le Sénégal et la Commission de la CEDEAO, cet événement entend poser les jalons d’une gouvernance nouvelle, fondée sur l’écoute, l’innovation et la participation active.
Saly-Portudal, 1er juillet 2025 — C’est dans une atmosphère à la fois festive et solennelle que se sont ouvertes hier les Assises régionales de la jeunesse de la CEDEAO, un événement d’envergure qui coïncide avec les 50 ans de l’organisation ouest-africaine. Présidée par Khady Diène Gaye, ministre sénégalaise de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, cette rencontre inédite vise à donner un rôle décisif à la jeunesse dans la refondation régionale.
Devant une audience composée de jeunes leaders, d’experts et de décideurs politiques venus de toute la sous-région, la ministre a rappelé que « la CEDEAO de demain ne se fera pas sans une jeunesse instruite, créative et audacieuse ». Un message fort à l’heure où l’organisation traverse une période de recomposition géopolitique, marquée par le retrait de plusieurs pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
De Dakar à Saly : une dynamique de consultation continue
Les Assises de Saly s’inscrivent dans la continuité du Forum national de la jeunesse, tenu à Dakar en novembre 2024, où plus de 150 jeunes sénégalais avaient débattu d’enjeux majeurs : employabilité, migration irrégulière, changement climatique. Ces rencontres prolongent également les réflexions engagées à Cotonou, dans un esprit de dialogue intergénérationnel et transfrontalier.
Pour Mme Gaye, l’anniversaire de la CEDEAO doit être l’occasion d’un bilan critique, mais aussi d’une projection ambitieuse :
« Une société qui marginalise sa jeunesse renonce à son avenir. »
Elle a également salué le leadership du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, deux figures symboliques du renouvellement générationnel au sommet de l’État.
Un espace de dialogue pour bâtir l’avenir
Les débats ont porté sur des thématiques structurantes : emploi, entrepreneuriat, formation professionnelle, mobilité régionale, intelligence artificielle. Objectif : co-construire des solutions locales, durables et partagées. Une approche saluée par le professeur Fatou Sarr, commissaire au développement humain et aux affaires sociales de la CEDEAO, qui y voit une étape clé dans la refondation de l’organisation.
Selon elle, une nouvelle feuille de route stratégique, centrée sur les aspirations de la jeunesse, sera élaborée d’ici 2026. Cette vision à l’horizon 2050 vise à réformer en profondeur les instruments communautaires dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et le numérique.
Une CEDEAO des peuples, une CEDEAO des jeunes
« Nous voulons une CEDEAO qui nous ressemble et nous rassemble », ont martelé plusieurs jeunes intervenants. Loin d’être de simples bénéficiaires, ils se positionnent désormais comme des acteurs incontournables de la transformation régionale.
Avec ces Assises, la CEDEAO prend un virage historique : celui d’un modèle de gouvernance plus participatif, en rupture avec les approches élitistes du passé. Un modèle où les jeunes ne sont plus seulement écoutés, mais pleinement impliqués dans la définition des politiques publiques.











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