Kaolack – Face à la surexploitation des ressources halieutiques et à la raréfaction des espèces marines, l’aquaculture s’impose comme une alternative durable et porteuse d’espoir pour le Sénégal. C’est le message fort lancé par le directeur général de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA), Dr Samba Ka, lors d’un atelier régional à Kaolack consacré à la vulgarisation du nouveau code de l’aquaculture.
Réunis autour des autorités administratives, des experts du secteur et des acteurs locaux, les participants ont été sensibilisés sur l’importance d’un cadre juridique pour encadrer cette filière en plein essor. Pour Dr Ka, « l’aquaculture n’est plus un choix secondaire, mais une réponse incontournable à la crise de la pêche de capture ».
Un secteur en mutation sous pression
Le Sénégal, pays historiquement tourné vers la mer, voit aujourd’hui son secteur halieutique menacé par la surexploitation, les pratiques illégales et les effets du changement climatique. La pêche représente pourtant 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) et constitue une source vitale d’emplois et de protéines animales pour les populations.
« La pression exercée sur les ressources naturelles devient insoutenable », alerte Dr Ka, pointant notamment la pêche INN (illicite, non déclarée et non réglementée) comme un facteur aggravant.
Le code de l’aquaculture : un tournant réglementaire
Face à cette urgence, l’adoption du code de l’aquaculture marque une avancée majeure. Il vise à sécuriser les investissements, promouvoir une gouvernance transparente et encourager une production durable.
« Ce texte vient répondre à la nécessité d’encadrer juridiquement un secteur stratégique pour la sécurité alimentaire et l’emploi », a déclaré Mamadou Habib Kamara, adjoint au gouverneur de Kaolack.
Kaolack, terre d’opportunités aquacoles
Grâce à son potentiel hydrologique, sa proximité avec les zones de production et une main-d’œuvre disponible, la région de Kaolack est appelée à jouer un rôle moteur dans le développement aquacole national.
Mais les autorités en sont conscientes : « Pour que ce potentiel se concrétise, l’appropriation du nouveau cadre légal par tous les acteurs est primordiale », a souligné M. Kamara.
Il a conclu en exprimant sa confiance : « Les participants sortent mieux armés pour appliquer les bonnes pratiques, garantir l’hygiène, planifier et suivre efficacement les projets aquacoles ».
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