Une vision partagée entre le Roi Hassan II et le Président Léopold Sédar Senghor avait permis d’ériger la coopération entre le Maroc et le Sénégal en un modèle singulier de relations entre deux pays. Soixante ans après la signature de la Convention d’établissement de 1964, un impératif semble se dessiner : celui de revisiter et de renforcer les textes qui encadrent les relations économiques entre les deux pays frères, unis par l’histoire, la religion et la culture.
C’est dans cet esprit qu’un déjeuner d’affaires a réuni Abdoulaye Sow, président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, et Son Excellence Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc au Sénégal, autour des perspectives de renforcement de la coopération économique bilatérale.
Les discours passent, mais le cadre demeure. Les relations historiques entre le Maroc et le Sénégal résistent à l’épreuve du temps. Le président Abdoulaye Sow l’a rappelé à plusieurs reprises : la coopération entre les deux pays est au beau fixe. Les échanges ont toutefois permis de poser la question essentielle de l’amélioration du cadre existant, sur la base de propositions concrètes.
Parmi les principales pistes évoquées figure la reconstitution d’un Conseil d’affaires Maroc-Sénégal, qui regrouperait les opérateurs économiques des deux pays et constituerait un cadre permanent d’échanges, de concertation et de suivi des opportunités d’investissement.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la vision portée à l’époque par le Roi Hassan II et le Président Léopold Sédar Senghor. Elle prend aujourd’hui une dimension nouvelle au regard de l’importance des investissements marocains réalisés au Sénégal sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Les opportunités sont nombreuses. Les entreprises marocaines disposent de perspectives d’affaires au Sénégal, tout comme les opérateurs sénégalais peuvent trouver au Maroc des possibilités d’investissement et de partenariat. Il convient, à cet égard, de saluer les efforts déployés par Son Excellence Hassan Naciri pour accompagner et promouvoir cette dynamique.
L’ambassadeur du Maroc au Sénégal a, pour sa part, mis en relief le climat de fraternité, de cordialité et de franchise dans lequel s’est déroulée la rencontre. Il a souligné que les relations entre les deux pays sont excellentes et s’inscrivent dans une histoire ancienne.
Les participants ont également apprécié la présence économique marocaine au Sénégal et échangé sur l’environnement juridique applicable aux investissements, dans une approche à la fois pédagogique et pratique. Il s’agit notamment d’informer les opérateurs déjà présents au Sénégal, mais également ceux qui aspirent à y investir, sur les règles et mécanismes qui encadrent leurs activités.
À cet égard, l’OHADA, dont le Sénégal est membre, ainsi que les dispositions relatives au contenu local constituent des éléments essentiels à prendre en compte dans tout projet d’investissement. Ces différents aspects ont été expliqués et discutés de manière pédagogique au cours des échanges.
La rencontre s’est achevée avec des convictions renouvelées quant à la nécessité de renforcer les investissements croisés entre le Sénégal et le Maroc. Cette dynamique relève avant tout de la volonté et des choix des hommes et femmes d’affaires des deux pays.
Son Excellence Hassan Naciri a également évoqué la Convention d’établissement, considérée comme un acte précurseur ayant facilité l’investissement et le partenariat entre Sénégalais et Marocains. Cet instrument offre également des perspectives de coopération au-delà des relations bilatérales, notamment dans les autres pays membres de l’espace OHADA et, plus largement, sur les marchés africains.
Les participants ont ainsi recommandé de poursuivre la vulgarisation de cette convention et surtout de veiller à son application effective.
Enfin, une idée forte s’est dégagée des échanges : celle de reconstituer le Conseil d’affaires Maroc-Sénégal afin de disposer d’un cadre régulier permettant aux opérateurs économiques des deux pays d’aborder, de manière structurée et permanente, les questions liées à l’investissement, au partenariat et au développement des échanges.
Soixante ans après la Convention de 1964, l’enjeu est donc moins de réinventer une relation déjà profondément enracinée que de lui donner de nouveaux instruments, adaptés aux réalités économiques actuelles et aux ambitions communes du Maroc et du Sénégal.
Ibrahima Diop

![[Vidéo] Revivez les images de la mobilisation des lougatois en faveur de leur maire Moustapha Diop](https://directactu.net/wp-content/uploads/2025/03/Moustapha-diop.jpg-360x180.webp)


![[ Images] Justice : 143 000 décisions par an malgré un manque criant de magistrats et d’archivistes](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260930_093257_997-360x180.jpg)















![[ Images] Saint-Louis – Jour 2 : Dr Cheikhou Oumar Bâ veut relier le champ à la rizerie pour valoriser le riz de la Vallée](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/09/IMG-20260929-WA0033-360x180.jpg)




![[ Vidéo -Reportage] Yémen : les enfants dans le couloir de la mort](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260930-170802_1-342x180.jpg)








![[ Vidéo] RDC: les funérailles des 26 écoliers tués dans un incendie à Bukavu](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/09/Screenshot_20260927-063214-360x180.png)






















![[Vidéo] Revivez les images de la mobilisation des lougatois en faveur de leur maire Moustapha Diop](https://directactu.net/wp-content/uploads/2025/03/Moustapha-diop.jpg-120x86.webp)
