En plein hivernage, à chaque pluie, nos villages redeviennent des îles. Cette situation résulterait d’une « réhabilitation » qui aurait coûté des centaines de millions de FCFA, mais qui aurait supprimé ou négligé l’essentiel : les dalots et les buses.
L’entreprise attributaire du marché aurait remplacé des ouvrages hydrauliques fonctionnels, certes vieillissants, par des radiers. Ces radiers cauchemardesques, inadaptés à la zone, sont devenus de véritables pièges pour les automobilistes dès les premières pluies.
Le résultat est dramatique : véhicules en panne, moteurs endommagés, marchandises perdues, usagers de la route désemparés. Les villages de Diarrère, Sobème, Bicole, Diohine et toutes les localités que cette piste était censée désenclaver se retrouvent subitement isolés. Nous avons, une fois encore, régressé. Et gravement.
Où sont les contrôles ? Où est la responsabilité ?
Nous exigeons des comptes. À l’entreprise, d’abord. Aux services techniques qui ont réceptionné ces travaux, ensuite. Et à notre équipe municipale, enfin, dont le silence face à cette situation semble confiner à la complicité.
Aujourd’hui encore, face à la détresse des usagers, elle brille par son mutisme et son absence sur le terrain.
Il est urgent que l’État et les autorités compétentes ordonnent une contre-expertise et engagent, sans délai, des travaux de correction. Il faut construire des ouvrages dignes de ce nom, adaptés aux réalités de la zone, avant que le pire n’arrive.
Cette situation nous ramène à une autre urgence : l’axe Keur Martin – Diohine – Wakhaldiam. Promis et re-promis, le bitumage se fait toujours attendre.
La livraison de l’autoroute à péage Mbour – Fatick – Kaolack ne devrait pas nous faire oublier l’urgence qui entoure cette route. Les populations de Tattaguine, Diarrère et Ngayokhème attendent toujours, certes avec dignité, mais avec impatience.
Assez de bricolage. Nous voulons des routes qui résistent à la pluie. Nous voulons le respect de la parole donnée.
Les populations ne demandent pas l’impossible. Elles exigent simplement le respect des engagements pris et le droit élémentaire à la mobilité et à la sécurité.
Moïse SARR
Responsable politique

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