Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikh Oumar Ba, a lancé lundi un appel fort en faveur d’une coopération régionale renforcée pour le développement durable du secteur de l’élevage. Il a invité les pays frontaliers de la sous-région à fédérer l’ensemble des acteurs autour d’une vision commune capable de relever les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels fait face ce secteur stratégique.
Le ministre s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion consacrée à l’adoption officielle de la Déclaration de Dakar du Global Agenda for Sustainable Livestock (GASL), approuvée le 8 juin 2026 à l’issue de la 14e réunion multipartite du Programme mondial pour un élevage durable. Cette déclaration se veut une véritable feuille de route pour la transformation du secteur de l’élevage. Elle vise notamment à mieux intégrer les pratiques d’élevage dans les politiques mondiales de lutte contre les effets du changement climatique, à travers des mesures d’atténuation et d’adaptation adaptées aux réalités des territoires.
« Cette rencontre qui a réuni le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau nous invite à renforcer les synergies entre les dimensions économiques, sociales et environnementales du développement de l’élevage, notamment à travers la coopération transfrontalière », a déclaré Cheikh Oumar Ba. Le ministre a souligné le rôle central de l’élevage dans les stratégies de développement des pays de la sous-région. Il a rappelé que le Sénégal a placé la souveraineté alimentaire parmi ses priorités nationales et poursuit d’importants investissements pour moderniser les filières animales.
« Nous poursuivons la modernisation de nos filières animales à travers des investissements dans la santé animale, l’amélioration génétique, l’alimentation du bétail, mais également la valorisation des produits animaux, la gestion durable des ressources pastorales et l’accès au marché », a-t-il expliqué.
Au-delà des enjeux économiques, les participants ont insisté sur la nécessité de bâtir un élevage plus résilient face aux changements climatiques, tout en garantissant la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations rurales.
De son côté, la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, a souligné la pertinence du thème retenu pour la rencontre : « Du dialogue mondial à l’action locale pour un élevage résilient et durable ».
Selon elle, l’élevage représente bien plus qu’un simple secteur économique en Afrique de l’Ouest et dans le Sahel. « Pour des millions de personnes, il constitue une source essentielle de revenus, de nutrition, d’emplois et de cohésion sociale. Il contribue à la sécurité alimentaire, à la résilience des ménages ruraux et au dynamisme des économies locales », a-t-elle affirmé.
Mme Maïga a également rappelé que cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050, qui ambitionne de transformer durablement l’économie nationale et les systèmes de production.
Réaffirmant l’engagement du système des Nations unies aux côtés du Sénégal, elle a indiqué que les agences, fonds et programmes onusiens continueront d’apporter leur appui dans des domaines clés tels que l’agriculture, la nutrition, la santé, l’environnement, le climat, la gouvernance et le financement du développement.
À travers la Déclaration de Dakar, les acteurs réunis dans la capitale sénégalaise entendent désormais traduire les engagements internationaux en actions concrètes sur le terrain afin de construire un élevage plus performant, inclusif et durable au bénéfice des populations de la sous-région.


























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