– Sovereign Metals planifiait sur son projet malawite Kasiya le développement d’une future mine destinée à produire du graphite et du rutile. Un potentiel qui a déjà suscité l’intérêt de bailleurs de fonds, à l’instar de la Société financière internationale (IFC) en décembre 2025.
Jusqu’ici présenté comme une future mine de rutile et de graphite, le projet Kasiya, développé au Malawi par l’australien Sovereign Metals, pourrait aussi intégrer les terres rares parmi ses produits commerciaux. La société a en effet annoncé, mercredi 21 janvier, la récupération sur le site d’un produit de monazite « contenant des terres rares lourdes de grande valeur ».
La monazite est un minéral reconnu comme une source primaire de terres rares. Sovereign Metals affirme en avoir obtenu sous forme de concentré à partir des résidus générés lors du traitement du rutile dans le laboratoire dédié au projet, situé dans la capitale malawite Lilongwe. L’analyse préliminaire réalisée sur ce produit aurait ensuite indiqué, ajoute-t-elle, une présence significative de terres rares lourdes avec une teneur moyenne de 2,9 % de Dysprosium-Terbium (DyTb) et de 11,9 % d’Yttrium.
« Cette composition distingue Kasiya de tous les autres grands producteurs mondiaux de terres rares. Les cinq plus grandes exploitations qui représentent ensemble plus de 70 % de la production mondiale, sont dominées par les terres rares légères. Les terres rares lourdes, essentielles sur le plan stratégique et indispensables aux chaînes d’approvisionnement technologiques, de défense et industrielles de pointe des États-Unis, du Japon et de l’UE, ne sont présentes qu’à l’état de traces dans ces gisements », indique le communiqué.
Forte de cette avancée, Sovereign Metals prévoit d’engager des travaux complémentaires afin d’évaluer le potentiel de production de terres rares en tant que sous-produit de Kasiya. Ces études techniques devront également permettre de préciser les paramètres économiques associés à une telle exploitation. En attendant, la société affiche déjà, à ce stade, un certain optimisme quant à la concrétisation de cette perspective.
Au-delà de leur caractère stratégique pour la transition énergétique mondiale, la valorisation potentielle de ces métaux repose aussi sur des conditions techniques jugées favorables par Sovereign Metals. Selon la société, le procédé de récupération à partir des résidus ne nécessiterait « aucun traitement complexe supplémentaire », ce qui impliquerait un « coût marginal quasi nul » pour l’exploitation des terres rares, renforçant par la même occasion le modèle économique du projet.
Dans l’attente de précisions supplémentaires, rappelons que la compagnie mène actuellement une étude de faisabilité définitive pour le projet Kasiya, dont l’achèvement est attendu cette année. Cette étude doit actualiser les paramètres définis dans l’étude de préfaisabilité (PFS), qui tablait sur une production annuelle moyenne de 222 000 tonnes de rutile et 233 000 tonnes de graphite sur 25 ans, pour un investissement initial estimé à 665 millions USD. En cas de résultats favorables, les terres rares pourraient ainsi être intégrées à ce schéma de développement.



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