Les tensions montent à Minneapolis, dans le nord des États-Unis, après la mort d’une habitante lors d’une intervention de la police de l’immigration. Le maire démocrate de la ville accuse l’administration fédérale de mener une politique d’intimidation massive, tandis que le Pentagone se dit prêt à déployer des soldats.
Invité dimanche sur la chaîne CBS, l’actuel maire de Minneapolis Jacob Frey n’a pas mâché ses mots : « Il ne s’agit pas de sécurité. Il s’agit de venir dans notre ville par milliers et de terroriser les gens simplement parce qu’ils sont latino-américains ou somaliens. »
Selon le maire de Minneapolis, la réponse fédérale dépasse largement les besoins en matière de maintien de l’ordre et vise avant tout certaines communautés étrangères.
Des soldats en alerte
D’après le Washington Post, environ 1.500 soldats ont reçu l’ordre de se tenir prêts à un éventuel déploiement dans le Minnesota, et plus particulièrement à Minneapolis. Le Pentagon a confirmé se préparer à cette éventualité, sans toutefois préciser de calendrier.
La ville est sous tension depuis le 7 janvier, date à laquelle l’Américaine Renee Nicole Good a été tuée par un agent de la ICE, la police fédérale de l’immigration. Sollicités par l’AFP, le Pentagone et la Maison Blanche n’avaient pas réagi dans l’immédiat.
Des effectifs sans précédent
Toujours selon Jacob Frey, l’administration de Donald Trump aurait déjà déployé « environ 3.000 agents de l’ICE et de la police aux frontières » dans la ville, soit cinq fois plus que les effectifs de la police municipale.
Un chiffre qui alimente la colère d’une partie de la population, d’autant que les méthodes de ces agents – souvent masqués et parfois lourdement armés – sont de plus en plus contestées.
L’exécutif fédéral assume
De son côté, la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a défendu dimanche la poursuite des opérations.
Elle assure que les interventions de l’ICE continueront « jusqu’à ce que nous soyons sûrs que toutes les personnes dangereuses soient arrêtées, traduites en justice puis expulsées vers leur pays d’origine ».
Colère populaire malgré le froid
Dans les sondages, une majorité d’Américains condamnent le geste de l’agent ayant abattu Renee Good, mère de famille de 37 ans. Malgré des températures extrêmes, descendant jusqu’à –20 voire –30 °C, des rassemblements citoyens ont eu lieu ces derniers jours à Minneapolis pour dénoncer les méthodes de l’ICE et tenter d’en bloquer les opérations.
Anticipant une nouvelle escalade, le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a mobilisé samedi les militaires de la Garde nationale de l’État, un corps de réserve, en prévention d’un éventuel déploiement fédéral.
La situation reste donc extrêmement tendue dans la métropole du Midwest, devenue l’un des symboles du bras de fer entre autorités locales démocrates et administration fédérale sur la question migratoire.

![[ Vidéos] Dakar : un programme nutritionnel d’envergure pour 1 500 talibés et des familles vulnérables lancé par le CNDN et la SAR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/appuie-1-360x180.webp)






![[ Vidéo] Gouvernance forestière au Sénégal : l’État appelle à plus de rigueur pour moderniser le secteur](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/masaee-768x320-1-360x180.webp)


![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)


















![[ Vidéo] La mort mystérieuse de 11 scientifiques américains secoue le pays](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260423-103045_1-360x180.jpg)


























![[ Vidéos] Dakar : un programme nutritionnel d’envergure pour 1 500 talibés et des familles vulnérables lancé par le CNDN et la SAR](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/appuie-1-120x86.webp)
