Après le coup d’État survenu en Guinée-Bissau, la CEDEAO avait engagé des discussions avec le gouvernement de transition pour le retour à l’ordre constitutionnel.
La CEDEAO a adopté une position plus ferme envers la junte au pouvoir en Guinée-Bissau en rejetant catégoriquement le « chronogramme de transition » annoncé par le gouvernement de transition.
Dans un communiqué publié le lundi 15 décembre 2025, à l’issue de la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, l’organisation régionale a exigé la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et leur participation à tous les processus politiques, ainsi que la mise en place d’une transition de courte durée dirigée par un gouvernement inclusif, chargé d’entreprendre des réformes constitutionnelles, juridiques et politiques, et d’organiser des élections crédibles, transparentes et inclusives.
La Conférence charge également la « Commission d’accompagner pleinement le processus de transition, notamment par le renforcement des capacités de la Mission d’appui à la stabilisation de la Guinée-Bissau », indique le communiqué.
Dans le but de poursuivre les discussions, la Conférence ordonne qu’une délégation du Comité des chefs d’État-Major (CCEM) soit immédiatement dépêchée sur place pour engager un dialogue avec les autorités militaires.
Dans une approche punitive, l’organisation sous-régionale a confirmé qu’elle imposera des sanctions ciblées à toutes les personnes ou groupes qui entravent le retour à l’ordre constitutionnel à travers un processus inclusif. Ces mesures peuvent être d’ordre économique : gel des avoirs financiers, restriction des transactions commerciales ou encore interdiction de voyager pour les membres de la junte et leurs proches dans l’espace communautaire. Cependant, aucun détail n’a été donné à cet effet.
Pour rappel, après le coup d’État survenu en Guinée-Bissau, les militaires ont investi le général Horta N’Tam, chef d’état-major de l’armée de terre, comme président de la transition et chef du Haut Commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l’ordre public pour une période d’un an.
La CEDEAO, qui avait déjà engagé des discussions avec le gouvernement de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel, note que les élections organisées le 23 novembre 2025 ont été jugées libres, transparentes et pacifiques par sa Mission d’observation électorale, ainsi que par d’autres missions d’observation internationales, dont celles de l’Union africaine (UA).
La Conférence invite l’UA et les autres partenaires internationaux à soutenir l’organisation dans la mise en œuvre de ces décisions.







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