La région de Matam entend franchir un cap décisif dans le développement de l’aquaculture. Lundi, professionnels du sous-secteur, acteurs techniques et investisseurs se sont réunis pour la présentation du Code de l’aquaculture, un document stratégique désormais au cœur de l’organisation et de la réglementation de cette activité au Sénégal.
« Le Code de l’aquaculture vient à son heure », a affirmé Toumany Macky Mané, inspecteur régional de la surveillance des pêches de Matam. Selon lui, de plus en plus d’habitants de la région souhaitent investir dans l’aquaculture, mais manquent de repères juridiques et techniques. « Pour mener une activité, il faut bien connaître les textes réglementaires et législatifs qui l’encadrent », a-t-il rappelé devant les acteurs réunis à l’atelier organisé par l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA).
Un potentiel important mais menacé
Matam figure parmi les trois premières régions du pays en termes de ressources piscicoles, un atout majeur pour développer une aquaculture durable. La région compte une centaine de plans d’eau propices à l’installation de fermes aquacoles, une manne naturelle qui pourrait attirer davantage d’investissements, notamment de la diaspora originaire de la région, de plus en plus intéressée par ce secteur en pleine expansion.
Cependant, Toumany Macky Mané a alerté sur une raréfaction progressive des ressources, conséquence de pressions croissantes et d’un manque d’encadrement dans les pratiques. Le Code, selon lui, arrive à un moment critique pour orienter et structurer le développement du secteur.
Un levier pour l’essor régional
Jean-Marie Sambou, ingénieur en aquaculture et représentant du Projet de gestion des ressources naturelles au Sénégal, a exprimé son optimisme : « L’aquaculture peut réellement connaître son essor dans cette région, si le Code est bien utilisé ».
Lui aussi souligne l’intérêt grandissant pour ce sous-secteur, qui attire tant des acteurs locaux que des investisseurs, séduits par la diversité des plans d’eau et la demande croissante en produits halieutiques.
Cap sur la vulgarisation
L’étape actuelle consiste à familiariser les professionnels avec les normes, procédures et exigences fixées par le document. Une deuxième phase de vulgarisation est déjà programmée et visera à renforcer les capacités des services techniques régionaux de l’État, pour garantir une appropriation totale du Code.
« Nous allons faire en sorte que les acteurs concernés s’approprient pleinement le Code de l’aquaculture », a assuré Jean-Marie Sambou.





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