
L’Office des lacs et cours d’eau (OLAC) vient de franchir une étape décisive dans la lutte contre la prolifération des plantes aquatiques envahissantes dans la Réserve d’eau douce de Bango. L’institution publique a réceptionné une pelle amphibie flambant neuve, un équipement stratégique destiné à améliorer la qualité de l’eau de consommation distribuée aux populations locales.
La cérémonie de réception s’est tenue en présence du gouverneur de la région de Saint-Louis, Al Hassan Sall, des autorités municipales, ainsi que de plusieurs chefs de quartier du village de Bango.
Un outil moderne pour un enjeu vital
Selon la directrice générale de l’OLAC, Diary Sow, cette acquisition marque un tournant majeur dans la gestion écologique et durable des ressources en eau de la région.
« Depuis quelques années, nous constatons une forte prolifération de plantes aquatiques comme le typha dans la Réserve de Bango. Cette situation dégrade non seulement la qualité de l’eau, mais perturbe aussi la pêche et l’agriculture locales », a-t-elle expliqué.
Jusqu’ici, l’OLAC faisait appel à des entreprises privées pour extraire ces plantes envahissantes. L’arrivée de la pelle amphibie permettra désormais à l’office d’intervenir directement et plus régulièrement sur le terrain.
Une machine polyvalente
Mme Sow a précisé que cet engin, acquis sur le budget d’investissement de l’OLAC, ne se limitera pas au faucardage des plantes invasives.
« Cette pelle amphibie peut également effectuer divers travaux d’entretien et d’aménagement au niveau des plans et cours d’eau », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, l’OLAC a développé, en partenariat avec les Pays-Bas, d’autres formes de lutte intégrée contre les espèces envahissantes, combinant méthodes mécaniques, biologiques et écologiques.
Une avancée saluée par les autorités locales
Le gouverneur Al Hassan Sall a salué l’engagement de la direction de l’OLAC, soulignant l’impact direct de cette initiative sur la santé publique :
« Cette pelle amphibie va véritablement soulager les populations de Bango et de Saint-Louis, souvent confrontées à des problèmes de qualité de l’eau. »
De son côté, Aïda Mbaye Dieng, adjointe au maire de Saint-Louis, a rappelé les efforts menés depuis plusieurs années pour garantir une eau potable saine :
« Nous avons mené un combat permanent pour que les habitants disposent d’une eau de qualité. Cette action de l’OLAC vient renforcer cette dynamique collective. »
Une démarche durable et exemplaire
Cette initiative s’inscrit dans une vision écologique et participative de la gestion des ressources naturelles. En combinant innovation technologique et approche communautaire, l’OLAC espère faire de la Réserve de Bango un modèle de préservation et de valorisation durable des eaux continentales du Sénégal.











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