
Après deux tentatives avortées en 2019 et 2024, le Parti démocratique sénégalais (PDS) semble bien décidé à ne pas rater le prochain rendez-vous électoral de 2029. En lançant, dès maintenant, sa pré-campagne à travers une série de réorganisations internes et une prise de position politique marquée, le parti libéral cherche à s’imposer à nouveau comme une force incontournable sur l’échiquier national.
Réuni à sa permanence nationale Mamadou Lamine Badji, sise sur la VDN, le mercredi 1er octobre, le PDS a affiché ses ambitions et surtout, pris ses distances avec le régime actuel dirigé par le Président Bassirou Diomaye Faye. Le porte-parole du Secrétaire général national, Bachir Diawara, a dressé un tableau sombre des deux années de gouvernance du tandem Diomaye-Sonko. Il a dénoncé un « contexte socio-économique difficile », pointé du doigt une gestion jugée désordonnée des finances publiques, et accusé l’État de multiplier les emprunts obligataires sans cap structurant clair.
Ce virage politique s’inscrit dans une stratégie assumée de repositionnement. En effet, après avoir soutenu le candidat Diomaye Faye lors du scrutin présidentiel de 2024 – un soutien qui avait surpris plus d’un – le PDS semble désormais vouloir tracer sa propre voie, et préparer le terrain pour le retour de son candidat naturel : Karim Wade.
Vers un PDS recentré autour de Karim Wade ?
La coïncidence n’est pas fortuite. Le point de presse du 1er octobre est intervenu au moment même où une photo de Karim Wade, en Suisse, aux côtés de Serigne Cheikhouna Mbacké Lakram à Genève, circulait abondamment sur les réseaux sociaux. Une manière subtile mais claire de rappeler que l’ancien ministre reste au cœur du projet politique du PDS.
Bachir Diawara a également annoncé la publication prochaine de la nouvelle composition du Comité directeur et du Secrétariat national, une reconfiguration stratégique qui vise à mieux préparer le parti pour l’échéance de 2029. Ces deux instances, véritables bras exécutifs du PDS, seront désormais taillées sur mesure pour incarner cette ambition renouvelée. Une structuration verticale assumée, puisque, contrairement à d’autres formations politiques où la base a son mot à dire, au PDS, les postes-clés restent largement tributaires de la volonté du chef du parti.
Un parti en ordre de bataille, mais confronté à de lourds défis
Malgré cet activisme politique, le chemin du retour pour Karim Wade est semé d’embûches. Le dossier judiciaire reste entier : l’amende de 138 milliards de FCFA infligée par l’ex-Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) continue de peser comme une épée de Damoclès. La question de sa réintégration dans le fichier électoral, condition sine qua non de sa candidature, demeure également en suspens.
À cela s’ajoutent les divisions internes, jamais totalement résolues, qui continuent d’affaiblir le parti. Les querelles de leadership, les frustrations au sein de la base militante, et les départs successifs de plusieurs figures historiques du PDS ont laissé des traces. Reste à savoir si la recomposition annoncée des instances du parti saura créer une nouvelle dynamique, capable de fédérer autour d’un projet politique clair et mobilisateur.






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