Le gaz africain reste une ressource stratégique pour les recettes publiques et les devises. Mais le continent peine à sécuriser des investissements massifs, limitant sa capacité à répondre durablement à la demande mondiale et à valoriser son potentiel exportateur.
La production de gaz naturel en Afrique a reculé en 2024, selon le Global Gas Report 2025 publié le mercredi 10 septembre par l’International Gas Union en partenariat avec Rystad Energy.
Les volumes extraits ont diminué de 17 milliards de m³ par rapport à 2023, passant de 289 à 272 milliards de m³. Ce repli intervient malgré la mise en service de nouveaux projets. Ce déclin provient principalement de l’Algérie, premier producteur du continent et fournisseur clé de l’Europe, où le vieillissement des gisements a entraîné une chute de l’offre.
« En Afrique, le déclin de la production des actifs producteurs s’est poursuivi. L’Algérie, premier producteur du continent et fournisseur clé de l’Europe, a lancé sa première série d’appels d’offres en amont depuis près d’une décennie à la fin de l’année 2024, dans le but de revitaliser le développement, d’attirer les investissements étrangers et d’améliorer à la fois l’approvisionnement national en gaz naturel et sa capacité d’exportation », indique le rapport.
Dans le reste du continent, le Nigeria et l’Angola ont enregistré de légères hausses, tandis que le Congo a franchi une étape en devenant exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) avec la mise en service de sa première unité flottante de liquéfaction (FLNG).
Cette évolution traduit les limites structurelles de l’offre gazière africaine. La dépendance à des gisements matures en Algérie, combinée aux retards sur plusieurs projets majeurs et à un déficit d’investissements pour développer de nouvelles capacités, explique ce repli. Ainsi, le développement Greater Tortue Ahmeyim commun à la Mauritanie et au Sénégal n’a commencé à ajouter de la capacité qu’en 2025, et les projets mozambicains restent ralentis par des difficultés techniques et sécuritaires.
Pour l’Europe, qui a accru ses importations de GNL de 23,6 % au premier semestre 2025, la fiabilité de l’offre africaine reste stratégique. Le rapport souligne que l’avenir de l’Afrique comme fournisseur dépendra de sa capacité à stabiliser la production existante et à exécuter rapidement ses projets, sous peine de voir ses ambitions d’exportation compromises.










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