C’est dans une atmosphère empreinte de solennité et de fraternité que s’est ouverte à Dakar la 54ᵉ session du Comité Exécutif de l’Union Parlementaire de la Conférence Islamique (UPCI). À la tribune, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a livré un discours engagé, teinté de convictions profondes et d’un appel pressant à l’unité des peuples musulmans face aux défis contemporains.
Accueillant pour la deuxième fois cette session stratégique, le Sénégal, fidèle à ses engagements multilatéraux au sein de la Oumma islamique, a réaffirmé sa vocation de terre de dialogue, de paix et de diplomatie active. Dès l’entame de son intervention, El Malick Ndiaye a salué la confiance renouvelée du Secrétariat général de l’UPCI, tout en mettant en garde contre les fractures qui minent la cohésion du monde musulman.
« Notre unité est notre force. Notre solidarité est notre protection. Et nos parlements doivent être le relais de cet idéal. »
Un plaidoyer sans équivoque pour la Palestine
Le moment fort de ce discours aura été sans nul doute l’appel vibrant en faveur de la cause palestinienne. Qualifiée de « cause fondatrice » de l’OCI, la Palestine a été au cœur du message du président de l’Assemblée nationale sénégalaise, qui a dénoncé avec fermeté les atrocités commises, les violations du droit international et les tentatives de judaïsation de la ville sainte d’Al-Qods.
El Malick Ndiaye a également rappelé la position constante du Sénégal, président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien depuis 1975, et a évoqué la Conférence internationale sur Jérusalem, récemment organisée à Dakar le 9 juillet 2025.
« Soutenir la Palestine, c’est défendre la justice. C’est protéger notre identité commune. »
Le président de l’Assemblée nationale a aussi exhorté l’UPCI à intensifier son plaidoyer international, à mobiliser les parlements membres et à influencer les décisions diplomatiques mondiales, à un moment où de grandes puissances telles que la France, le Royaume-Uni, le Canada et l’Espagne s’apprêtent à reconnaître officiellement l’État de Palestine.
Des défis collectifs à relever
Au-delà de la cause palestinienne, El Malick Ndiaye a esquissé une vision ambitieuse pour la Oumma. Il a insisté sur la nécessité de combattre le terrorisme, de protéger les minorités musulmanes opprimées, et de renforcer la diplomatie parlementaire comme levier d’influence. Il a également souligné l’importance d’une coopération économique, scientifique et culturelle plus audacieuse, à travers des mécanismes tels que le COMCEC, le COMSTECH et le COMIAC, ce dernier étant présidé par le Sénégal.
« Nous devons transformer notre foi en force, notre fraternité en stratégies communes et notre indignation en un plaidoyer mondial. »
Une Oumma unie, forte et influente
Clôturant son discours sur une note d’espoir et de responsabilité, El Malick Ndiaye a appelé à une solidarité agissante et à un sursaut collectif. Pour lui, l’histoire jugera les actes, pas les intentions, et les peuples attendent des décisions courageuses, concrètes et fédératrices.
« La Palestine est notre boussole morale. La justice est notre exigence commune. Et l’unité de la Oumma est notre devoir collectif. »