Le Bureau Régional Réseau Paix et Sécurité pour les Femmes de l’Espace CEDEAO vous a tenu ce mardi une réunion Zoom planifiée. Cela entre dans le cadre de la célébration des 20 ans de la Résolution 1325 REPSFECO. Sous le thème “Pilier 3 de la R 1325,
Participation politique et droits des Femmes en Afrique de l’Ouest :
Regards croisés”, cette réunion a permis d’instaurer un cadre d’échange et d’interaction pour une analyse de l’implication des femmes dans le maintien et la promotion de la paix et de la sécurité sur le continent. Plus de 100 participants de la sous région ont participé à la réunion.
Le Réseau Paix et Sécurité Pour les Femmes de l’Espace CEDEAO, (REPSFECO), dirigé par la Présidente Régionale Madame Diago Diagne Ndiaye a organisé ce mardi 10 Novembre, une journée de célébration de la R 1325 sur la plateforme zoom, à partir du siège du bureau régional du REPSFECO.
L’année 2020 marque le 20ème anniversaire de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité. La résolution reconnaissait que les conflits affectaient les femmes différemment et que répondre aux besoins, aux points de vue et à la participation de la moitié de l’humanité fournirait un dividende de paix positif. L’amplification de la participation effective des femmes dans les efforts de rétablissement de la paix et de prévention des conflits est l’une des grandes priorités du Département des affaires politiques des Nations unies.
En effet, c’est en 2000 que le Conseil de sécurité s’est saisi pour la première fois de cette question, en adoptant sa Résolution 1325 sur les femmes et la paix et la sécurité. Lorsque le Conseil de sécurité a adopté la résolution, il y a dix ans, il a mis en lumière l’un des plus grands silences de l’histoire – la violence systématique, brutale et fréquente dont sont victimes les femmes et les filles dans un conflit armé.
Après plusieurs années de mise en œuvre de la Résolution, l’implication des femmes au sein des processus de paix et également des processus politiques n’a pas atteint un niveau permettant d’affirmer que les attentes ont été nourries.
“La Résolution 1325 est un condensé de principes protégeant les droits fondamentaux des femmes à travers le droit humanitaire international relatif aux droits de la personne, et le droit pénal international, particulièrement la protection des droits des femmes à travers les mécanismes de justice transitionnelle et de justice pénale. C’est ainsi que l’approche des 3P, à savoir la prévention, la protection, la participation a été si pertinemment proposée”, a commencé la Présidente Régionale Madame Diago Diagne Ndiaye avant de poursuivre :

“Actuellement de nouveaux défis sécuritaires se sont fait jouer en Afrique, intégrant de nouvelles dimensions dont le fait que la populations civiles soient prises pour bouclier humain, l’internalisation et la régionalisation des conflits, la durée et la pérennité des conflits qui se situent au delà de 10ans, le traffic d’armes, l’armement des civils, l’implication des groupes armés et des armées non régulières, l’exploitation prédatrice des ressources naturelles et minières, le déclin économique accentué parvla pandémie de la covid et la fracture sociale. La résolution est donc plus que d’actualité et l’un des piliers, du fait de sa transversalité, élargit le spectre de ses bénéficiaires: la participation. La question de la participation politique soulève toujours celle des droits du citoyen ey des conditions d’attribution de la citoyenneté.”
L’atelier recommande, ainsi, une bonne représentation des femmes dans les parties politiques et les instances de gouvernance ; le renforcement les ressources financières des organisations de femmes jusqu’ici limitées ; l’alerte sur les menaces sécuritaires en période de guerres, violences et viol qui pèsent toujours sur les femmes.
Le REPSFECO a salué la candidature des femmes dans différents pays africains soit à la présidence de la république ou dans les élections locales et les nominations aux postes stratégiques des femmes dans la gestion des affaires des pays (Togo et République de Guinée) ; la non application des lois, les lois ne sanctionnent pas(irrecevabilité) ; la mise en place des espaces de collaboration entre société civile et parties politiques ; le renforcement les organisations régionales telles que le REPSFECO ; Plus de synergies entre les organisations régionales et la société civile.













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