Depuis le 7 octobre 2023, aucun journaliste étranger n’a pu entrer dans la bande de Gaza et y rencontrer librement la population. L’armée israélienne a seulement emmené quelques reporters à bord de ses blindés pour y mener un rapide tour embarqué (« embedded »), avec une autonomie éditoriale limitée pour les participants.
Depuis plus de deux ans et demi, ce sont donc essentiellement les journalistes de Gaza qui informent le monde sur les événements graves qui se déroulent chez eux, la guerre et les privations. « Ça reporte la majeure partie de la tâche sur les épaules de ceux qui sont encore à l’intérieur, les journalistes palestiniens comme nous », nous explique depuis la bande de Gaza Anas Baba, qui travaille pour la radio publique américaine NPR.
« Ce qui est difficile, poursuit-il, c’est que nous ne couvrons pas seulement la tragédie, nous la vivons aussi, nous en faisons partie. Le matin nous filmons avec une mère qui a perdu ses enfants. Mais la nuit, c’est nous qui fouillons dans des décombres, à la recherche de nos proches, et même de nos collègues. »
« Le problème n’est pas que nous ne serions pas capables le faire, souligne Anas, mais que nous avons besoin de soutien. Nous avons besoin que le monde voie ceci avec d’autres points de vue, pas seulement celui des journalistes locaux. »













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