À la veille de l’ouverture du premier Festival ouest-africain des arts et de la culture (ECOFEST), prévu du 30 novembre au 6 décembre, le ministre sénégalais de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Amadou Ba, a détaillé une vision forte : faire de Dakar l’épicentre des grands rendez-vous artistiques du continent.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi, le ministre a martelé son ambition de transformer la capitale sénégalaise en “une place d’armes culturelle très forte et très puissante”, un espace capable d’accueillir et d’impulser les dynamiques créatives africaines.
Un héritage culturel à transformer en moteur d’avenir
Amadou Ba a rappelé que le Sénégal dispose d’un patrimoine culturel riche et reconnu, mais qu’il doit désormais s’inscrire dans une logique de renouvellement et d’innovation.
Selon lui, l’erreur serait de “se contenter de la contemplation du passé”, au risque de s’y enfermer :
“Cet héritage doit déboucher sur de nouvelles énergies”, a-t-il déclaré.
Pour le ministre, l’enjeu est autant culturel qu’économique. À l’heure où les grandes capitales africaines investissent dans de nouveaux espaces, réseaux et chaînes de valeur, Dakar se doit d’occuper une place stratégique dans la compétition régionale.
Multiplier les événements pour bâtir un hub culturel
La stratégie du ministère repose notamment sur la multiplication d’événements culturels à l’échelle sous-régionale et continentale, afin de renforcer l’attractivité de Dakar.
De par sa position géographique, le Sénégal dispose, selon lui, d’un avantage comparatif :
“Notre pays permet plus que d’autres de faire la connexion avec les autres continents et espaces culturels.”
ECOFEST s’inscrit dans cette dynamique. Accueillir sa première édition, dans un contexte géopolitique ouest-africain traversé par des mutations et des crises, constitue pour Dakar “un défi”, mais aussi une opportunité d’affirmer son leadership culturel.
Un festival pour interroger le rôle de la culture en temps de crise
Placée sous le thème “Mutations et crises politiques en Afrique de l’Ouest : que peut faire la culture ?”, cette première édition rassemblera au moins douze pays de la sous-région, en attendant ceux de l’Alliance des États du Sahel, membres de l’UEMOA, partenaire majeur de l’évènement.
Près de 500 festivaliers sont attendus, en coordination avec la CEDEAO, pour une semaine de débats, performances, rencontres professionnelles et créations artistiques.
Vers une véritable industrie créative sénégalaise
Au-delà de l’événement, Amadou Ba voit plus loin. Il annonce l’élaboration d’une programmation pluriannuelle visant à bâtir une véritable industrie créative sénégalaise, susceptible de générer emploi, valeur et rayonnement international.
ECOFEST pourrait ainsi devenir l’un des jalons majeurs de cette transformation, et Dakar, à terme, un carrefour incontournable de la culture africaine.











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