Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a effectué ce mardi 28 octobre 2025, une visite au Dispatching national de Senelec à Mbao, centre névralgique du pilotage du réseau électrique national. À cette occasion, le Directeur général de Senelec, Papa Toby Gaye, a apporté des éclaircissements sur les récentes perturbations constatées dans la fourniture d’électricité.
Depuis plusieurs jours, les usagers font face à des baisses de tension et des délestages ponctuels sur plusieurs zones du pays. Interrogé à ce sujet, le Directeur général de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) a indiqué que ces dysfonctionnements sont principalement dus à des contraintes liées à l’interconnexion avec les pays voisins.
« Si dans un pays de la sous-région interconnecté au réseau il y a un décrochage de production, cela provoque automatiquement une baisse de tension. Pour se protéger, Senelec est obligée de décrocher à son tour », a expliqué Papa Toby Gaye.
Des contraintes techniques liées à la synchronisation des réseaux
Les réseaux électriques d’Afrique de l’Ouest sont interconnectés pour favoriser la solidarité énergétique et la mutualisation des ressources. Cependant, cette interconnexion exige une synchronisation parfaite entre les différents systèmes nationaux.
« Pour que deux réseaux puissent fonctionner ensemble, plusieurs paramètres doivent être alignés. Quand ces paramètres se désaccordent, cela entraîne des perturbations dans la distribution », a précisé le directeur général.
Ce phénomène, bien connu des ingénieurs du secteur, met en évidence la vulnérabilité du réseau face aux variations de fréquence et de tension entre pays voisins.
Vers un renforcement du stockage d’énergie
Pour pallier ces déséquilibres, Senelec compte s’appuyer sur de nouveaux dispositifs de stockage d’énergie, capables de réagir rapidement en cas de décrochage.
« Entre la demande et l’offre, il faut toujours un équilibre. C’est ce qu’on appelle la fréquence, qui doit être de 50 Hz. Lorsqu’il y a un déséquilibre, il faut des systèmes de stockage — des batteries notamment — pour stabiliser le réseau », a détaillé Papa Toby Gaye.
Dans ce cadre, la société nationale travaille avec la coopération française et allemande sur un projet de batterie de stockage de 56 MWh à Diass, en cours d’installation. D’autres discussions sont également en cours pour la mise en place d’une batterie supplémentaire de 86 MWh, afin de renforcer la résilience du réseau.











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