
Deux gigantesques lobes d’oreille dressés face à la mer, comme une invitation silencieuse à prêter attention à ce que les vagues ont à dire. Tel est le symbole fort installé par l’ONG GAIA, qui, à travers une œuvre d’art engagée, entend éveiller dès le plus jeune âge la conscience écologique des enfants et de leurs communautés.
L’installation baptisée « À l’écoute de la mer » est bien plus qu’une sculpture. Elle est un cri silencieux contre l’indifférence, une mise en garde artistique contre les dérives environnementales. Posée en bordure de l’océan, à Hann-Montagne, elle interpelle les passants sur la souffrance silencieuse de la mer, agressée quotidiennement par des tonnes de déchets.
« Aujourd’hui, les gens se plaignent qu’il n’y a plus de poissons, mais ils oublient que c’est parce qu’ils jettent tout dans la mer. Elle ne peut plus tout absorber. Elle nous renvoie nos déchets. Il est temps d’apprendre à écouter l’environnement », a déclaré le Pr Henry Mathieu Lô, président de l’ONG GAIA.
Une éducation écologique dès le plus jeune âge
Cœur du projet : les enfants, ces citoyens en devenir que l’ONG veut responsabiliser dès maintenant. Autour de l’œuvre, les tout-petits ont été invités à des activités pédagogiques : tri sélectif, jeux éducatifs, et échanges autour des gestes écologiques.
« Tout ce que nous faisons sans les jeunes est voué à l’échec. Ce sont eux les leaders de demain. C’est aujourd’hui qu’il faut les former », insiste le Pr Lô.
Un espace citoyen pour écouter la mer
L’initiative a reçu un accueil favorable de la part des autorités locales. Les maires de Dalifort Foirail et de Hann-Bel Air ont proposé de transformer les abords de l’œuvre en lieu de rencontre et de réflexion. Bancs publics, espaces verts, activités éducatives : tout est envisagé pour que ce site devienne un espace de dialogue entre l’humain et la nature.
« Le fait de ne pas s’écouter nous mène à la catastrophe écologique. Ce message ne concerne pas seulement Hann, mais toutes nos plages, nos forêts, nos fleuves », souligne Christian Faye, chef du Projet Métis, initié par GAIA.
Un soutien international pour une cause universelle
Le projet bénéficie également du soutien de l’Agence Française de Développement (AFD), convaincue de la force de l’art comme outil de transformation sociétale.
« Cette initiative est l’occasion de fédérer artistes, citoyens et pouvoirs publics pour une cause commune : la protection des océans », lit-on dans le communiqué de l’AFD.












![[ Vidéo] Hommage à Tijane Sylla : quand la pensée managériale africaine revendique sa souveraineté](http://directactu.net/wp-content/uploads/2026/04/Screenshot_20260419-193526-360x180.png)














































