
La transition vers le transport électrique se prépare aussi en ressources humaines. L’Office national de formation professionnelle (ONFP) et la Banque pour le commerce et l’industrie (BCI Sénégal) ont signé lundi à Dakar une convention stratégique pour accompagner le déploiement des véhicules électriques et former les chauffeurs qui vont les conduire.
DAKAR – La performance des équipements ne suffit pas sans ressources humaines qualifiées. C’est le message fort de la convention signée lundi à Dakar entre l’Office national de formation professionnelle (ONFP) et la Banque pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BCI).
Un partenariat public-privé qui vise à accompagner le déploiement progressif de véhicules électriques au Sénégal et à renforcer les compétences des chauffeurs.
Concrètement, la convention porte sur la formation des conducteurs en matière de conduite sécuritaire et professionnelle, de sécurité routière, de prise en main et de gestion des véhicules électriques, ainsi que d’accueil et d’expérience client.
« Un enjeu stratégique »
« La performance des équipements et des infrastructures ne saurait suffire à elle seule. Il faudra forcément des ressources humaines qualifiées, compétentes, disciplinées et capables de répondre aux exigences d’un secteur en constante évolution », a déclaré la Directrice générale de l’ONFP, Mame Awa Ndoye.
Pour elle, la formation des conducteurs professionnels constitue désormais « un enjeu stratégique », bien au-delà de la seule maîtrise technique. Elle doit intégrer la prévention des accidents, la qualité du service, la connaissance des nouvelles technologies et la prise en compte des autres usagers.
« Former un conducteur professionnel, c’est contribuer directement à la sécurité des citoyens, à l’amélioration de la qualité du service délivré et à la compétitivité de notre économie », a-t-elle insisté.
Zéro pollution, rentabilité maximale
Représentant le Directeur général de la BCI Sénégal, Mbassor Sarr a insisté sur le rôle central du chauffeur dans la réussite du projet.
« Le chauffeur est essentiel parce que c’est lui, seul dans le véhicule, avec son client, qui peut délivrer cette volonté qu’on a et qui nous a coûté beaucoup d’argent, beaucoup d’efforts », a-t-il déclaré.
Il a présenté les véhicules électriques comme une solution d’avenir : « Ce sont des véhicules électriques, zéro pollution, avec des niveaux de rentabilité qui sont considérables du fait qu’on n’achète plus le carburant ».
L’enjeu est donc double : maîtriser les spécificités techniques de ces véhicules et offrir un service aux standards de sécurité et de confort.
« Si le chauffeur comprend les enjeux, le projet sera réussi pour tous les Sénégalais », a soutenu M. Sarr, annonçant que la BCI entend inscrire cette initiative dans une perspective nationale, avec une extension progressive à d’autres régions du pays.


























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