Sénégal et Mauritanie : deux drapeaux, mais un seul destin. Ce samedi 28 mars 2026 à Dakar, le Docteur Mavelout DIENG a lancé un défi aux populations des deux rives du fleuve : transformer leur fraternité séculaire en un moteur de développement concret. « C’est un seul peuple partagé dans deux nations différentes », a-t-il martelé avec force, affirmant que l’Amicale se positionne désormais comme le « cordon ombilical entre les deux pays ». Fort du soutien des gouvernements de Dakar et de Nouakchott, ce grand rendez-vous populaire prévu du 23 juillet au 1er août 2026 marquera un tournant historique dans l’intégration africaine par les citoyens.
L’événement, dont le lancement officiel a eu lieu à la mythique Place du Souvenir Africain, s’annonce comme une véritable catharsis diplomatique et sociale. Il ne s’agit plus seulement de discours feutrés entre chefs d’État, mais d’une mobilisation sans précédent des forces vives des deux nations. L’histoire parle pour nous : Saint-Louis du Sénégal, ancienne capitale commune, et les racines de l’Islam sénégalais puisées en terre mauritanienne, constituent le socle de cette identité partagée. Pour le Docteur Mavelout DIENG, Président de l’Union Générale des Maures du Sénégal et de l’Amicale, le moment est venu pour les peuples de prendre le relais des institutions.
« Depuis pratiquement plus d’un an, nous sommes en train de travailler sur ce dossier. Vous n’êtes pas sans savoir les liens séculaires fraternels qui existent vraiment entre le Sénégal et la Mauritanie. C’est un seul peuple partagé dans deux nations différentes. Et nous sommes là vraiment pour être le cordon ombilical entre les deux pays. »
Cette vision, portée par le thème « Jeunesse, paix et développement », se traduira par une semaine d’échanges intenses à Nouakchott. Loin des protocoles rigides, l’Amicale a choisi d’installer son Quartier Général au cœur de la capitale mauritanienne, créant un « Village de l’Amicale » où se côtoieront panels thématiques, foires économiques et scènes culturelles. L’objectif est limpide : permettre à la jeune génération de redécouvrir une géographie humaine que les frontières coloniales ont tenté de fragmenter. Le projet bénéficie d’une caution politique majeure, le gouvernement sénégalais, sous l’impulsion du Premier ministre Ousmane SONKO, ayant assuré qu’il ne ménagerait aucun effort pour la réussite de cette initiative.
Mais au-delà du symbole, c’est le pragmatisme économique qui cimente cette union. L’exploitation commune du gisement gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) est citée comme un modèle mondial de gestion pacifique des ressources transfrontalières. Là où d’autres régions voient naître des tensions, le Sénégal et la Mauritanie ont choisi la co-construction. Le Docteur DIENG n’a pas manqué de souligner cette sagesse exceptionnelle qui doit servir d’exemple à toute l’Afrique : « Le grand gisement gazier, le Grand Tortue Ahmeyim (GTA), si c’était découvert entre deux frontières ailleurs, les fusils et les kalachnikovs auraient parlé. Mais Alhamdoulilah, nous nous sommes entendus et nous avons exploité ensemble ce grand gisement. Et ça va être tout bénéfique pour les peuples sénégalais et mauritaniens. »
La logistique de l’événement promet d’être à la hauteur de l’ambition. Une grande caravane partira de Dakar le 23 juillet, traversant le fleuve à Rosso pour une arrivée triomphale à Nouakchott. Parmi les temps forts, une randonnée pédestre géante de 10 000 participants viendra sceller physiquement cette communion dans les rues de Tevragh Zeina. L’Amicale prévoit également un volet spirituel avec des visites aux Khalifes généraux des deux pays, rappelant que la foi est le liant ultime de cette fraternité. En clôture de son intervention, le Docteur DIENG a lancé une invitation vibrante, empreinte de cette hospitalité légendaire qui unit les deux rives.
« Je lance solennellement un appel aux peuples sénégalais et mauritaniens de venir nous rejoindre ensemble, qu’on puisse se déplacer en Mauritanie. En tout cas, ils sont en train de tout faire pour vous dérouler le tapis rouge et vous faire la teranga à la mauritanienne. »
Cette première édition de la semaine de l’Amicale n’est donc pas qu’un simple événement culturel ; c’est le manifeste d’une Afrique qui se réconcilie avec ses racines pour mieux bâtir son futur. En juillet prochain, Nouakchott ne sera pas seulement la capitale de la Mauritanie, mais le cœur battant d’un peuple uni, debout et résolument tourné vers le progrès partagé.











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