
Lors d’une conférence de presse organisée par les cadres et enseignants du Parti démocratique sénégalais (PDS), Ousmane Goudiaby, président de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), a livré une déclaration forte, mêlant devoir de mémoire, analyse critique et appel à l’action.
Placée sous le signe du recueillement avec des prières pour le Sénégal, pour le parti et ses dirigeants, la rencontre a également servi de cadre à la présentation d’un document consacré au bilan de l’alternance historique du 19 mars 2000, marquée par l’arrivée au pouvoir de Abdoulaye Wade.
Dans son intervention, Ousmane Goudiaby a rappelé la portée symbolique et politique de cette date, qualifiée de « tournant majeur » dans l’histoire du pays. Selon lui, cette première alternance démocratique a ouvert une ère de transformation profonde, marquée par des réformes structurelles, des investissements massifs dans les infrastructures et une ambition renouvelée pour le Sénégal.
Évoquant le contexte difficile de l’époque – économie fragile, chômage élevé, système éducatif en crise – il a salué les réalisations accomplies sous le régime libéral, notamment la modernisation des infrastructures et l’ouverture internationale du pays. Il a également mis en avant le rôle de Karim Wade dans la conduite de grands projets structurants.
Cependant, le président de la FNCL s’est montré préoccupé par la situation actuelle du pays. Il a dénoncé une dette croissante, un manque de transparence dans la gestion économique et une absence de vision claire. « Les jeunes doutent, les agriculteurs souffrent, les travailleurs s’inquiètent », a-t-il déclaré, pointant une crise multidimensionnelle.
Sur le plan international, il a alerté sur les répercussions des tensions mondiales, notamment au Moyen-Orient, qui pourraient fragiliser davantage les économies africaines, y compris celle du Sénégal. Il a ainsi appelé les autorités à anticiper ces chocs et à mettre en place une stratégie nationale cohérente.
Dans un ton ferme, Ousmane Goudiaby a insisté sur la nécessité d’un leadership fondé sur la compétence, la rigueur et l’expérience. Il a également plaidé pour le retour d’une diplomatie sénégalaise forte et influente, capable de défendre efficacement les intérêts du pays.
En conclusion, il a souligné que l’héritage du 19 mars 2000 ne doit pas être perçu comme un simple souvenir, mais comme une responsabilité collective. « Le Sénégal ne manque ni de ressources, ni de talents, ni d’histoire. Il a besoin de direction et de clarté », a-t-il affirmé, appelant à une mobilisation nationale face aux défis actuels.











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