La coopération et la diplomatie autour de l’eau constituent aujourd’hui l’un des piliers majeurs de la politique étrangère et régionale du Sénégal. Pour les autorités sénégalaises, la gestion concertée de cette ressource vitale dépasse le simple enjeu de développement : elle est devenue un instrument stratégique de paix, de stabilité et de prospérité partagée. Cette vision a été réaffirmée, lundi, par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, en marge de la réunion préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue du 2 au 4 décembre prochains à Abu Dhabi.
« Depuis les années 1975, nos pères fondateurs ont porté la vision de créer l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui est aujourd’hui un exemple mondial de coopération autour de la ressource hydrique. Ils ont fait le choix de transformer l’eau en levier de paix et de prospérité plutôt qu’en facteur de conflit », a rappelé le ministre.
Selon Cheikh Tidiane Dièye, l’eau joue également un rôle structurant dans la gouvernance du multilatéralisme. « Le Sénégal a toujours assumé son rôle de champion au niveau global dans la promotion de la ressource hydrique, en faisant de l’eau un véritable espace de diplomatie », a-t-il souligné. Ressource indispensable à l’agriculture et à l’élevage, l’eau constitue aussi, selon lui, un puissant vecteur de coopération internationale.
À ce titre, le ministre a cité les exemples de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), deux modèles régionaux fondés sur une gestion concertée de l’eau. « Grâce à cette ressource, de l’énergie est produite et réinjectée dans les secteurs stratégiques qui soutiennent la compétitivité et le développement économique des pays membres », a expliqué M. Dièye.
La Conférence des Nations unies sur l’eau sera ainsi une tribune pour le Sénégal afin de mettre en lumière « le rôle central de l’eau dans la prospérité des nations » et de valoriser ses expériences en matière de gouvernance hydrique. Dans ce cadre, le Sénégal défend un plaidoyer fort en faveur d’un traitement spécifique des investissements dans le secteur de l’eau. « L’eau n’est pas un produit comme un autre. C’est une ressource stratégique, et les investissements qui lui sont consacrés doivent être calibrés en conséquence », a insisté le ministre.
Il a notamment appelé à des mécanismes de financement adaptés, avec des prêts à long terme et des taux d’intérêt très bas. « Cela permettra aux pays de supporter durablement les coûts liés à l’accès, à la gestion et à la protection de cette ressource vitale », a-t-il conclu.













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