On pourrait croire que la Fidak intéresse seulement les visiteurs en congé, ceux faisant leurs courses, les femmes de ménage, les badauds et autres curieux ; c’est méconnaître son aspect universel impliquant une variété d’expositions qui appellent également la curiosité des jeunes apprenants. Depuis son ouverture, il ne se passe pas un jour sans que des écoliers n’y viennent, parfois en masse, arpenter les pavillons. Si le dépaysement est recherché par les responsables des écoles, l’aspect pédagogique est davantage évoqué comme la raison d’une excursion foraine, informe »Le Soleil Digital ».
« Dépêchez-vous les enfants, et restez dans les rangs », interpelle une femme d’environ quarante ans, vêtue d’une robe noire, un bout de son foulard noir flottant dans le vent. Fatoumata Kondé est enseignante dans une école élémentaire privée, située à Gadaye, en banlieue de Dakar. Elle est l’une des personnes qui encadrent la centaine d’élèves venus ce matin effectuer une visite à la Foire internationale de Dakar.
Les bambins aux visages joyeux se distinguent dans les masses par leurs blouses jaunes. Ils sont organisés en trois groupes séparés par un léger intervalle et font le tour des pavillons. Leurs regards se promènent sur tout ce qui attire leur attention, parlant ou chuchotant entre camarades sur telle ou telle « merveille ».
Depuis l’ouverture de la foire, de plus en plus d’écoles amènent leurs élèves visiter les expositions. Il n’est pas rare d’apercevoir à la Fidak, les matins, à l’ouverture des portes, des bus garés devant l’entrée desservir des écoliers. Les fêtes de fin d’année s’annonçant, on pourrait croire qu’ils y viennent pour la fête, mais les faits sont tout autres.
Pour Fatoumata Kondé, la découverte demeure la principale raison pour laquelle les élèves de son école sont venus visiter la foire. « Nous les y amenons pour leur faire découvrir ce qu’ils n’ont pas l’habitude de voir, puisqu’ils habitent en banlieue », fait savoir Mme Kondé.
Plus loin, nous trouvons Kalidou Ba, directeur de la même école. Pour lui, c’est devenu une coutume chez eux, d’effectuer chaque année une visite à la Fidak. L’homme à la casquette rouge, habillé d’un blouson gris, a une allure dynamique et un visage avenant.
Il interpelle ses élèves : « Les enfants, êtes-vous contents ? ». « Oui ! » lui répondent les élèves en chœur. « Moi je m’implique dans tout ce que je fais. C’est pourquoi je suis là avec mes élèves », reconnaît-il avant d’ajouter, « cela doit faire 7 ans que nous venons à la foire », affirme-t-il.
Une visite qui, s’il faut l’en croire, nécessite que l’école déploie des moyens conséquents pour assurer sa bonne tenue. « Nous demandons aux élèves une cotisation symbolique de 2.000 FCfa par élève, afin d’assurer leur transport, les tickets d’entrée ainsi que la collation », admet M. Ba.
Plus loin, d’autres enfants, arborant des blouses bleues, marchent en groupes serrés sous la supervision de leur maîtresse accompagnée de ses collègues. On peut lire sur leurs blouses qu’ils sont originaires de Ouakam. Une dame habillée d’une robe rose leur demande d’accélérer la cadence, car ils doivent retourner à l’école.
À en croire Mme Faye, une femme d’environ 30 ans, la visite à la foire offre aux écoliers la possibilité de découvrir ce qu’ils apprennent en classe. « Les enfants doivent voir pour mieux apprendre ; c’est ainsi qu’ils assimilent mieux les cours portant sur des modules tels que « Vivre dans son milieu », « Découverte du monde », etc. », reconnaît l’enseignante.
Pour elle, la venue des élèves à la foire leur permettra, une fois en classe, d’être interrogés sur ce qu’ils ont pu y voir et entendre. Tout comme le directeur d’école Kalidou Ba, pour qui la visite à la Fidak constitue un important outil pédagogique, Madame Faye est également d’avis que la présence des élèves à la foire implique un prolongement de l’apprentissage en classe.
« Les élèves apprennent plus vite et comprennent mieux s’ils sont en contact des objets qu’on leur montre en théorie dans les salles de cours », affirme-t-elle.




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