Le gouvernement sénégalais renforce significativement son soutien financier aux étudiants. L’enveloppe dédiée au paiement des bourses passera de 84 à 98 milliards de francs CFA entre 2024 et 2025, soit 14 milliards supplémentaires, a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, lors de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée aux questions d’actualité.
Un investissement parmi les plus élevés de la sous-région
Pour le ministre, cette hausse témoigne d’un choix politique clair :
« Le Premier ministre nous rappelle souvent que la bourse étudiante doit être érigée en priorité, au même titre que le salaire du fonctionnaire à la fin du mois », a-t-il déclaré.
Avec cette nouvelle enveloppe, le Sénégal se positionne parmi les pays qui investissent le plus dans les allocations d’études.
Selon Daouda Ngom, l’État sénégalais consacre 2,5 fois plus de ressources que la Côte d’Ivoire, et parfois jusqu’à huit fois plus que certains pays de la sous-région comme le Bénin.
Une très large majorité d’étudiants bénéficiaires
En 2024, 77 % des étudiants inscrits dans les universités publiques, soit 153 000 sur 193 000, perçoivent une bourse. Un niveau rarement atteint dans la région.
Cette politique fait du Sénégal « l’un des rares pays où une grande majorité d’étudiants bénéficient d’une allocation d’études », souligne le ministre, rappelant l’effort budgétaire constant de l’État.
UCAD et UGB : des tensions sans lien avec le paiement des bourses
Évoquant les récents mouvements d’humeur à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) et à l’Université Gaston-Berger (UGB), Daouda Ngom précise qu’ils ne sont pas liés à un retard de paiement, les bourses étant programmées à partir du 5 décembre.
Il reconnaît toutefois des « malentendus » au sujet des transitions entre cycles universitaires.
Transitions Licence–Master : des règles strictes rappelées
Le ministre insiste sur un point clé :
« Lorsque l’étudiant termine sa licence, il n’est plus considéré comme étudiant tant qu’il n’est pas réinscrit en master. La bourse ne peut donc pas être exigée durant cette période. »
Il rappelle également les dispositions du décret 94-963 du 12 août 2014 :
Un étudiant âgé de plus de 30 ans ne peut bénéficier d’une bourse, sauf au niveau doctoral,
Des dérogations restent possibles en cas de redoublement ou de difficultés particulières.
Dérogations et dialogue : une approche au cas par cas
Les services compétents examinent les demandes de dérogation « au cas par cas », assure le ministre, ajoutant que le dialogue reste permanent avec les étudiants et les parties prenantes.
« Nous poursuivons les échanges avec les étudiants, les enseignants et l’administration pour éviter les tensions, mais dans le strict respect du décret de 2014 », a conclu Daouda Ngom.











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