Un appel vibrant à l’unité et à l’action a résonné ce samedi au pied du Monument de la Renaissance africaine, alors que se clôturait le Sommet des filles d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ce sommet, organisé par le ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités en partenariat avec l’UNICEF, a réuni plus de cent filles venues de toute la région à l’occasion de la Journée internationale de la fille.
La ministre Maïmouna Dièye, dans un discours fort en engagement et en émotion, a lancé un appel à bâtir un “front unitaire” pour lever les obstacles persistants à l’épanouissement des filles.
« Il est temps de bâtir un front unitaire, un véritable bouclier contre tous les obstacles à l’épanouissement des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre », a-t-elle déclaré avec solennité.
Éducation, santé, égalité, justice : les priorités sont claires. La ministre a souligné la nécessité d’en finir avec les mariages précoces, les mutilations génitales féminines et les violences basées sur le genre, tout en garantissant un accès équitable à l’éducation, à la santé et à la protection sociale pour chaque fille, où qu’elle se trouve.
Mais ce sommet n’était pas qu’une tribune officielle : il a aussi donné la parole aux principales concernées. Les filles elles-mêmes ont formulé un agenda régional, porteur d’espoir et d’exigence. Mme Dièye a pris l’engagement solennel de porter cet agenda au plus haut niveau de l’État sénégalais, ainsi qu’au sein des instances régionales.
Un moment fort du sommet a été matérialisé par une installation poignante : 600 cartables soigneusement disposés en bas des marches du monument, comme un symbole silencieux mais lourd de sens.
« 300 bleus et 300 noirs. Une égalité en apparence. Mais derrière chaque cartable noir, une fille absente de l’école, une vie suspendue, un rêve en attente », a expliqué Gilles Fagninou, Directeur régional de l’UNICEF.
Dix millions. C’est le nombre de filles non scolarisées au secondaire dans la région, selon les données de l’UNICEF.
« Ce chiffre n’est pas seulement une statistique. C’est un cri. Celui de filles qui ne demandent qu’une chose : apprendre, progresser, choisir leur avenir », a-t-il plaidé.
Le message est clair : sans un engagement collectif et renouvelé, les efforts resteront insuffisants. L’UNICEF s’est dit “fier” de porter cette cause, aux côtés des gouvernements, des partenaires et surtout des filles elles-mêmes, dont la parole, cette fois, a trouvé écho.
« Elles ne veulent pas qu’on parle à leur place. Elles veulent être écoutées. Et ce soir, cette illumination leur répond. Nous vous voyons. Nous vous entendons. Nous vous soutenons », a conclu Gilles Fagninou.



















![[Focus] Enfants sans acte d’état civil: l’autre drame du conflit casamançais](https://directactu.net/wp-content/uploads/2021/09/A-Gaintekaye-la-prise-de-conscience-des-populations-pour-l-etat-civil-a-permis-un-bon-tbs-170-820x394-1-360x180.jpg)
![[ Vidéo] Les Cadres Jambaars accusent Diomaye–Sonko de « trahison nationale » et exigent des comptes sur l’affaire Abdoulaye Ba](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/02/833cb7b8d4faef1124c12c2fcc377ccd_XL-360x180.jpg)


![[ Vidéo] Madagascar : le chef de l’État dissout le gouvernement](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260310-114831-360x180.png)


![[ Vidéo] Grand-Yoff alerte sur une vague de litiges fonciers et de menaces de déguerpissement](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/IMG-20260309-WA0166-750x338-1-360x180.jpg)

![[ Vidéo] Iran : Mojtaba Khamenei succède à son défunt père Ali Khamenei](https://directactu.net/wp-content/uploads/2026/03/Screenshot_20260309-100933-360x180.png)




























